Des photos partagées plusieurs milliers de fois sur Facebook montrent un homme ayant repêché des masques chirurgicaux, accompagnées d’une légende pouvant laisser penser que cela a eu lieu à La Ciotat, dans le sud de la France. La photo est authentique, mais elle montre une plage de Hong Kong.

D’après ces publications, “la question est...est-ce qu’on mérite vraiment une seconde chance ?”, ainsi que le dit la légende qui les accompagne, une façon de laisser entendre que des masques seraient jetés à la mer par des usagers peu consciencieux.


Or, l’homme qui brandit les masques pour dénoncer la pollution marine n’est pas “un habitant de la Ciotat” (sud-est de la France) comme pourrait le laisser penser les légendes qui accompagnent ces photos. Il s’agit de Gary Stokes, militant pour la protection de l’environnement et fondateur de l’association Oceans Asia, basé à Hong Kong. Grâce à une recherche d’image inversée (voir ici comment faire), on retrouve cette même scène dans une interview publiée le 12 mars par l’agence de presse Reuters, qui souligne le danger que cette pollution marine représente à la fois en terme sanitaire et environnemental, des animaux pouvant confondre ces déchets avec de la nourriture.


Ces masques ont été repêchés début mars sur des plages des îles Soko, au sud de l’archipel de Hong Kong. Les Hongkongais ont eu massivement recours aux masques à usage unique pour faire face à la propagation du Covid-19, et “on en voit désormais les conséquences sur l’environnement” selon Gary Stokes qui déclare avoir ramassé soixante-dix masques sur seulement cent mètres de plage.