Une voyageuse originaire de la région de Wuhan, dans l’est de la Chine, épicentre de l’épidémie de coronavirus qui depuis décembre a contaminé plus de 570 personnes et fait 17 morts, a publié mercredi 22 janvier sur le réseau social chinois WeChat des messages laissant entendre qu’elle avait pu se soustraire aux contrôles sanitaires lors de son entrée sur le territoire français. Elle indique pourtant qu’elle présentait des symptômes du virus 2019-nCov, de la toux et de la fièvre qu’elle serait parvenue à dissimuler grâce à des antipyrétiques.

Relayées sur les réseaux français, des captures d’écran de ces messages ont suscité la panique de nombreux internautes qui craignaient y voir le premier cas détecté sur le sol français.


Ce jeudi 23 janvier, la rumeur a été confirmée par l’ambassade de Chine en France qui dit "avoir pris contact avec la personne concernée" et lui avoir "demandé d’appeler rapidement le 15 pour qu’elle soit prise en charge par les urgences".


En réaction, la ministre française de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé lors d’un point presse qu'"aucun cas douteux" n'avait était pour l'heure détecté en France, précisant que "deux cas ont été investigués, mais se sont avérés négatifs". La ministre a par ailleurs indiqué que “tous les voyageurs en provenance de Wuhan reçoivent une information sur la conduite à tenir".