Bonobos, gorilles, éléphants, léopards ou encore pangolins : en République démocratique du Congo, ces espèces sont menacées par le braconnage et les trafics. Pour les protéger, les bénévoles de l’ONG locale Conserv Congo enquêtent et traquent les chasseurs et revendeurs d’animaux sauvages sur le terrain, pour les faire juger.

Les forêts de la République démocratique du Congo abritent de nombreuses espèces menacées, que la loi interdit notamment de chasser, détenir ou vendre. Le pays a par ailleurs adhéré à plusieurs conventions internationales pour la protection et la régulation du commerce de sa faune sauvage.

Mais les trafiquants d'animaux sauvages échappent régulièrement à la justice. C'est pour lutter contre cette impunité que notre Observateur Adams Cassinga a lancé l'ONG Conserv Congo. Avec un réseau de bénévoles, il infiltre les réseaux de trafiquants et les dénonce aux autorités pour qu'ils soient jugés.
 
Les forces de l'ordre ne parviennent pas à faire ce genre de travail, d'abord parce qu'elles n'ont pas assez de ressources pour le faire. Deuxièmement, il y a l'ignorance de la loi. Mais aussi, de temps en temps, elles sont impliquées dans l'affaire.


En juillet 2019, les activistes ont réussi à faire condamner à cinq mois de prison trois trafiquants de bonobos, une espèce classée "en danger" par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
 
C’est la première fois qu’une condamnation est prononcée ici, au Congo, dans un dossier lié à la conservation de la nature. Nous espérons que ce dossier va servir de référence pour les cours et tribunaux. Cela a prouvé que les lois existent, et qu'il y a des gens qui peuvent faire appliquer ces lois, il ne manque que la volonté.

>> Retrouvez le témoignage complet d'Adams Cassinga dans notre émission hebdomadaire :



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