A l’issue de la finale de la Coupe du monde féminine qui a opposé les États-Unis aux Pays-Bas dimanche, et qui a été remportée par les Américaines 2-0, le public du stade de Lyon a scandé à plusieurs reprises "Equal Pay !" pour réclamer l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes, dans le milieu du football.

Les chants ont été scandés à l’issue du match au moment où Gianni Infantino, le président de la FIFA, est entré sur le terrain. L’Italien a été sous le feu de critiques car accusé de ne pas faire grand-chose pour le développement du football féminin et malgré l’engouement suscité par l’édition 2019.



La question de l’égalité salariale a été au centre des revendications, portées notamment par Megan Rapinoe, vedette de l’équipe des États-Unis. Elle avait, la veille de la finale, taclé le président de la FIFA en déclarant : "On a passé le stade de se demander si on vaut la peine, si on doit avoir les mêmes salaires que les hommes".

Plusieurs joueuses ont dénoncé le montant très faible des primes octroyées aux équipes lors de la compétition féminine : 30 millions de dollars au total contre 400 millions alloués aux équipes masculines lors de la Coupe du monde de 2018.



Les chants se sont également prolongés dans le métro de Lyon.