Sans qu’aucune loi ne l’interdise formellement, la pratique veut qu’en Iran, les femmes qui chantent seules devant un public encourent jusqu’à deux mois de prison et 74 coups de fouet. Et ces derniers mois, les autorités de la République islamique ont à plusieurs reprises sévi conte des femmes dont le tort aura été, même pour quelques secondes, de laisser entendre leur seule voix à une audience.

La chanteuse Negar Moazzam a ainsi été convoquée au tribunal, après s’être produite dans un village touristique mi-mai. Plus tôt, deux femmes accompagnant des chanteurs célèbres avaient elles été censurées après avoir pris le micro en solo au cours d’un concert.

Dans notre émission, nous revenons sur cette sévère répression et sur les raisons qui poussent les autorités à agir de la sorte.