Plusieurs milliers d’internautes ont partagé, début mai, une photo montrant un cheval suspendu à un plafond, s’indignant qu’un tel traitement soit infligé à l’animal. Mais en regardant attentivement la photo, on découvre un indice qui permet de comprendre de quoi il s’agit réellement : une installation artistique réalisée à partir d’un cheval empaillé.

“De l’art ? Non de la torture !!! À vomir !”, s’est indigné l’administrateur de la page Facebook “Défendre les animaux et protéger la nature” le 9 mai. Dans les commentaires sous cette publication partagée plus de 4 600 fois, plusieurs internautes semblent imaginer que le cheval est vivant et attaché ainsi dans un musée. “Ça sert à quoi d’accrocher ce pauvre cheval dans les airs ??? Put*n décrochez moi ce cheval et accrochez celui qui a eu l’idée !!!”, réagit une internaute.



Capture d'écran de la publication

D’autres en revanche indiquent dans les commentaires que le cheval n’est pas vivant mais empaillé : “Put*n mais c'est pas permis de relayer des intox comme ça. Cette œuvre dénonce la montée du fascisme, c'est un cheval naturalisé, il n'a pas été tué pour l'œuvre. Que penser des musées d'histoire naturelle peuplés d'animaux naturalisés ?”.
 
Un cheval empaillé 

De fait, en regardant attentivement la capture d’écran publiée par cette page, on peut lire en italien “Museo Arte Contemporanea Castello di Rivoli” et “Cattelan”. En tapant ces mots-clefs dans un moteur de recherche comme Google, le premier résultat renvoie vers la page de l’artiste Maurizio Cattelan, sur le site internet du Château de Rivoli, un célèbre musée d’art contemporain en Italie.

Juste en dessous de sa biographie figure une photo de cette même œuvre. On peut lire dans sa description qu’elle est constituée d’un cheval empaillé, de harnais en cuir et de cordes. Dans la biographie de l’artiste, l’œuvre est présentée comme une représentation de la frustration, de la privation de liberté et du sentiment d’insécurité.