Le gouvernement centrafricain a signé, le 6 février, avec 14 groupes armés un accord de paix qui doit rendre au pays un peu de stabilité. Cet accord est cependant le huitième depuis 2014 car tous les précédents ont volé en éclats. Sur le terrain, nos Observateurs n’ont pas attendu que la diplomatie parle : ils mettent concrètement en œuvre des solutions pour rapprocher chrétiens et musulmans.

Si les deux communautés sont aujourd’hui déchirées, c’est la conséquence du conflit amorcé en mars 2013 avec le coup d’État orchestré par la Séléka, un regroupement de milices à majorité musulmane. En réponse, des milices d’autodéfense dites "antibalaka", à majorité chrétienne, se sont formées. Dans leurs affrontements, les deux Séléka et antibalakas ont instrumentalisé la religion. Conséquence, des civils ont souvent considéré tous les membres d’une communauté responsables des exactions commises par l’un ou l’autre groupe.

Six ans plus tard, la défiance entre chrétiens et musulmans reste forte. Le moindre débordement peut provoquer des représailles à connotation communautaire. La moindre rumeur peut avoir des conséquences graves. Pour tenter d’effacer ces tensions intercommunautaires, inexistantes avant 2013, plusieurs de nos Observateurs se mobilisent : Christian Ndotah fait construire une mosquée dans un quartier à majorité chrétienne ; des jeunes de deux quartiers rivaux ont lancé un dialogue aux résultats concrets ; avec d’autres blogueurs Rosmon Zokoué tente de lutter contre les fausses  informations ; enfin, Vicky Nelson Wackoro a trouvé dans la capoeira un moyen de casser les préjugés que peut avoir une communauté sur l’autre.

Nous sommes allés à leur rencontre à l’occasion de notre nouveau numéro de Ligne Directe, à voir dans la vidéo ci-dessous.