Cela fait plus d’une semaine que les chauffeurs de taxi sont en grève à Madrid, en Espagne : ils exigent une réglementation pour limiter la concurrence des véhicules de transport avec chauffeur (VTC), essentiellement ceux de Uber et Cabify. Le 28 janvier, en marge de leur rassemblement, une vidéo dans laquelle on voit un homme faire semblant d’être victime d’une agression policière est devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreux commentaires ironiques…


"Agression policière brutale d’un chauffeur de taxi à Madrid, images difficiles. Via WhatsApp."

Dans la vidéo, on voit des manifestants sur la promenade de la Castellana, l’une des principales artères de Madrid, située au nord de la ville. Au bout de 11 secondes, un homme portant un manteau rouge marche vers les manifestants.

Puis un policier tente de l’attraper au niveau du bras gauche pour attirer son attention : l’homme s’écroule alors soudainement sur le sol. Le policier semble ne pas en croire ses yeux. Bien que l’homme en rouge soit présenté sur les réseaux sociaux comme étant un chauffeur de taxi, rien ne prouve que c’est le cas.

"Bastonnade brutale d’un chauffeur de taxi à Madrid de la part de la police sur la promenade de la Castellana. Regardez bien celui en rouge."

De nombreux internautes ont partagé la vidéo sur Twitter en la commentant avec ironie : "Agression policière brutale d’un chauffeur de taxi à Madrid, images difficiles" ou encore "Bastonnade brutale d’un chauffeur de taxi à Madrid de la part de la police sur la promenade de la Castellana".

D’autres ont également comparé la chute de l’homme à celles des footballeurs prétendant être blessés, en demandant : "Est-ce un chauffeur de taxi ou un footballeur ?" Un internaute a ainsi suggéré qu’il devrait avoir un penalty et être expulsé du terrain.

"Reconstitution de la manière dont la police nationale a BRUTALEMENT AGRESSÉ le chauffeur de taxi sur la Castellana."

Des affrontements entre la police et les manifestants se sont produits lorsque la grève a commencé, mais les autorités ont indiqué qu’il n’y avait eu aucune violence le 28 janvier. Ce jour-là, plus de 3 000 taxis ont bloqué les rues et les avenues de la capitale espagnole, certains venus d’autres régions du pays. La police anti-émeute est intervenue pour lever le blocus de l'une des principales artères de la capitale, à l’aide de grues.

Au début de la grève, plus de 26 000 chauffeurs de taxi avaient cessé de travailler.

À Barcelone, les chauffeurs de taxi ont mis fin le 24 janvier à une grève de plusieurs jours après avoir obtenu une modification de la réglementation en Catalogne, qui permettra d'exiger des usagers qu'ils réservent les VTC au moins une heure à l'avance.