À l'approche de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo, prévue le 23 décembre, la campagne est marquée par de vives tensions, essentiellement en marge des déplacements de Martin Fayulu, le candidat d’une vaste coalition d’opposition. Plusieurs personnes ont ainsi été tuées depuis le 9 décembre, ce qui suscite l’inquiétude de nos Observateurs quant à la bonne tenue du scrutin.

De très nombreuses vidéos amateur témoignent de ces tensions. Nous les avons compilées ici :



En outre, les partisans de Felix Tshisekedi – autre candidat d’opposition – ont également été pris à partie à Mbuji-Mayi. Une personne est ainsi morte en marge du déplacement du candidat.

L’équipe de campagne de Martin Fayulu a accusé à plusieurs reprises le gouvernement de vouloir saboter sa campagne.

Joseph Olengankoy, le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre – accord qui avait permis de fixer la date de l’élection présidentielle après plusieurs reports – a déploré ces violences. "La situation sur terrain devient de plus en plus inquiétante. Quand les uns sont interdits de se déployer, d’autres sont accueillis avec des jets des pierres. Ça, ce n’est plus la démocratie. Tout regroupement qui va s’illustrer par des scènes de violences pendant cette période doit être sanctionné", a-t-il déclaré le 13 décembre, selon Radio Okapi.

>> LIRE SUR LES OBSERVATEURS : Campagne présidentielle en RDC : "J’ai vu des policiers tirer sur des manifestants"

La campagne pour l'élection est marquée par un climat de défiance quant à la bonne tenue du scrutin qui doit désigner le successeur de Joseph Kabila, dont le second et dernier mandat a pris fin il y a plus de deux ans.

Martin Fayulu, soutenu par la coalition d’opposition Lamuka – dont sont notamment membres l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, et l’ancien chef de rébellion Jean-Pierre Bemba –, critique ainsi régulièrement les conditions de son organisation et l’impartialité des institutions chargées de les organiser.