SÉNÉGAL

À Saint-Louis du Sénégal, nos Observateurs se mobilisent face au changement climatique

Nos Observateurs expliquent à notre journaliste les effets de la montée des eaux sur les habitations de la langue de Barbarie.
Nos Observateurs expliquent à notre journaliste les effets de la montée des eaux sur les habitations de la langue de Barbarie.

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La langue de Barbarie, cette bande de terre très étroite, est aujourd’hui le symbole bien visible de l’impact du changement climatique sur Saint-Louis du Sénégal. En avançant jusqu’à cinq mètres par an, la mer menace l’existence de cette presqu’île, où vivent près de 15 000 pêcheurs.

Les nuits de houle ont déjà été fatales à plusieurs habitations sur le rivage, construites avec des matériaux peu résistants. Aujourd’hui, des centaines de personnes ont dû quitter les ruines de leur maison. Si certaines ont été relogées, d’autres s’entassent dans un camp de fortune où elles manquent de tout. Elles reprochent aux autorités d’avoir mal anticipé leur situation. À terme, 10 000 personnes doivent être relogées. Un programme de construction de logements préfabriqués, soutenu par la Banque mondiale, est en cours de réalisation et les logements seront disponibles "d'ici à la fin de l'année" affirme le maire de Saint-Louis, Mansour Faye.

À l’occasion de notre nouveau numéro de Ligne Directe, nos Observateurs à Saint-Louis du Sénégal nous ont montré comment ils alertent et sensibilisent à ce danger imminent, avec leurs images et un activisme quotidien sur les réseaux sociaux. Car pour eux, l’existence de la langue de Barbarie est clairement menacée.

Pour comprendre comment Petit Ndiaye et Makhtar Ndiaye font bouger les choses et tentent de sauver leur ville, voici un extrait de notre reportage :

Outre l’Etat sénégalais, la France, via l’Agence française de développement, s’est engagée à débourser 15 millions d’euros pour achever la construction d’une digue de 3,5 kilomètres de long censée mettre à l’abri la langue de Barbarie. "Les appels d'offres seront relancés dans quelques mois et les travaux pourront redémarrer" assure le maire de Saint-Louis.

Retrouvez l'intégralité de notre reportage avec nos Observateurs ici.