Un Sud-Africain blanc a provoqué une vive polémique, mercredi 22 août, après l’apparition sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle il désigne les Noirs de "kaffir ", une insulte raciste qui était couramment utilisée sous le régime de l’apartheid. Pour répondre à ces propos, des internautes sud-africains ont lancé une campagne de vidéos parodiques sur Twitter.  

L’homme a été identifié comme Adam Catzavelos. Sur la vidéo relayée mercredi, il se filme en mode selfie en train de s’extasier devant la beauté d’une plage où il se trouve : "Mer fantastique et pas un seul kaffir en vue ! Le Paradis sur Terre ! Tu ne peux pas faire mieux !"


Selon les médias sud-africains, Adam Catzavelos a été licencié le jour même de son entreprise familiale.

Sa famille s’est désolidarisée de lui, et s’est dite "choquée" par ses propos dans un communiqué. La polémique a pris des proportions telles que même l’équipementier Nike, qui emploie son épouse, a fermé certains de ces magasins par crainte de représailles.

En outre, des internautes dénoncent ses propos dans des vidéos humoristiques relayées sur Twitter, sous le hashatg  #AdamCatzavelosChallenge.

Traduction :

"Ciel bleu, eau turquoise et pas un seul…

Salut papa !

Ah mince !"

Traduction : "Hey, laissez-moi vous parler de la météo (…).  Beaucoup de voitures, il n’y a aucun… Tu ne peux pas faire mieux ! "

Traduction : "Belle journée, beau temps, de beaux arbres, de jolis bâtiments, et ici c’est l’espace où on se détend. Et en plus, il n’y a aucun Blanc… Bon, je n’ai rien dit."

Traduction : "Regardez ce beau parking. De super voitures, et aucun p***** de gardien de voitures en vue. C’est magnifique, tu ne peux pas faire mieux !"

Traduction : "Ciel bleu, herbe verte, et pas un seul k... Ah !"

Traduction : "Un ciel qui brille, des arbres, de hauts immeubles, il y a des gens partout et personne ne les dérange. Il n’y a pas un seul raciste qui vient les déranger. (…) Tu ne peux pas faire mieux que ça !"

En mars dernier, une femme blanche de 49 ans avait été condamnée à deux ans de prison pour avoir employé ce mot à l’adresse d’un policier noir.