GAMBIE

En images : graffitis anti-Jammeh, rues désertes... La Gambie sous tension

Un graffiti anti-Jammeh est inscrit au bord d'une grande avenue de l'agglomération de Banjul.
Un graffiti anti-Jammeh est inscrit au bord d'une grande avenue de l'agglomération de Banjul.

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Alors que le président gambien sortant Yahya Jammeh refuse de céder le pouvoir au président élu Adama Barrow, jeudi 19 janvier, la Gambie vit sous tension.

L’incertitude est telle que de nombreuses personnes ont décidé de fuir le pays ou de rester chez elles. Les grandes avenues habituellement très animées et embouteillées de la capitale Banjul sont presque totalement vides.

"Jammeh doit partir", peut-on lire sur ce mur dans l'agglomération de la capitale Banjul.

Sur les murs, des graffitis, très inhabituels, dénoncent le comportement du président sortant avec deux slogans : "Jammeh must go" [Jammeh doit partir] et "Gambia has decided" [La Gambie a pris sa décision].

Sur le mur d'une école, un graffiti de la même couleur que le précédent reprend le slogan de l'opposition : "La Gambie a pris sa décision"

"Ce n’était jamais permis en Gambie de faire des tags contre le président sortant ... les gens ont le courage maintenant d'exprimer leurs sentiments", a expliqué à France 24 l’auteur des photos prises jeudi.

L'ancien président Yahya Jammeh, battu aux dernières élections, doit officiellement quitter le pouvoir jeudi, mais refuse de partir. Son successeur, Adama Barrow, tient donc sa cérémonie d'investiture depuis l'ambassade de la Gambie à Dakar, capitale du Sénégal voisin.

Un homme marche au milieu de l'avenue Westfield, qui relie Banjul à l'aéroport, habituellement très embouteillée. 

La passation de pouvoir s’annonçant très tendue, les Gambiens redoutent des affrontements armés entres les deux parties.

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit voter le 19 janvier une résolution permettant à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui tente de maintenir la paix dans la région, d’intervenir militairement pour assurer la passation effective des pouvoirs.