BANGLADESH

Après l’Aïd, des "rivières de sang" dans la capitale bangladaise

Photo postée par Edward Rees (@ReesEdward) sur Twitter
Photo postée par Edward Rees (@ReesEdward) sur Twitter

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De nombreuses images montrant de l’eau rouge sang dans les rues de Dacca, la capitale du Bangladesh, circulent depuis mardi sur les réseaux sociaux. Un étrange spectacle résultant du mélange du sang des animaux sacrifiés pour la fête musulmane de l’Aïd el-Adha et de la pluie qui s’est abattue sur la ville ce jour-là.

Les musulmans du monde entier ont célébré l’Aïd el-Adha, la fête la plus importante de l’islam, lundi 12 septembre. Lors de cette fête, un animal – le plus souvent un mouton – est sacrifié afin de rendre hommage au prophète Ibrahim.

À Dacca, les célébrations se sont poursuivies mardi, en dépit des fortes pluies qui ont commencé à s’abattre sur la ville dans la matinée. Résultat : des rues inondées, qui se sont apparentées à des "rivières de sang " selon les habitants, en raison des sacrifices pratiqués la veille.

Cette ville compte 15 millions d’habitants, dans un pays où 90 % de la population est musulmane.

Vidéo publiée sur Youtube par Jaodat Rahman.

Les autorités mises en cause

Cette situation a alimenté la polémique : pour les habitants de Dacca, les autorités locales se sont montrées incapables d’assurer le nettoyage des rues, nécessaire à la suite du sacrifice des animaux. Ils ont également dénoncé les défaillances du système d’évacuation des eaux.

De leur côté, les autorités locales ont rétorqué que 1 000 emplacements avaient été désignés pour l’Aïd el-Adha, afin que les habitants y tuent les animaux, au lieu de le faire n’importe où. Le message est toutefois mal passé, la faute à une mauvaise campagne d’information selon les habitants. D’autres ont également critiqué le fait que ces emplacements étaient trop loin de chez eux.

"Un peu de pluie… et l'Aïd et les rues deviennent rouges de sang", écrit cet internaute.