FRANCE

Vidéo : violences policières contre un présumé dealer dans les Yvelines

Un policier des Yvelines, en banlieue parisienne, frappe un homme interpellé pour trafic de drogues à Chanteloup-les-vignes. Capture d'écran vidéo ci-dessous.
Un policier des Yvelines, en banlieue parisienne, frappe un homme interpellé pour trafic de drogues à Chanteloup-les-vignes. Capture d'écran vidéo ci-dessous.

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La police française a-t-elle dérapé en banlieue ? Des images amateur prises par un habitant de Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, montreraient l’arrestation violente par les forces de l’ordre d’un présumé dealer, mi-octobre.

Les images ont été publiées la semaine dernière sur Facebook. Elles montrent une intervention de la brigade de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, le 16 octobre dernier. Un homme, présumé dealer, est maintenu au sol par des policiers.

Pourtant menotté, l’homme est frappé au visage alors qu’il ne semble opposer aucune résistance. Alors qu’un passant tente de signifier aux policiers que l’usage de la force semble inadéquat, un autre policier lui demande de reculer avant de tirer un coup de flashball, sans le toucher.

Intervention musclée de la BAC dans le 78, qui tire au flash-ball sur des jeunes.

Posté par L'info du jour/the info day sur vendredi 23 octobre 2015
Vidéo publiée sur Facebook et relayée par la page "L'info du jour" le 24 octobre.

La section brigade anti-criminalité avait affirmé avoir retrouvé dans un local trois plaquettes de résine de cannabis et 2 500 euros en espèce. Elle avait d’abord justifié l’emploi de la force expliquant que le présumé dealer avait été violent avec deux fonctionnaires de police, blessant l’un à la cheville et l’autre au visage selon "Le Parisien". Les policiers avaient également justifié les tirs par "l’attitude hostile d’un groupe du quartier", scène que la vidéo ne montre pas.

Le présumé dealer a porté plainte pour "violences volontaires aggravées et non assistance à personne en danger". Lundi, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, la "police des polices") a été saisie de l’affaire.