"David contre Goliath", "Dégageons les OGM et Ebola", "Contrôler les semences signifie contrôler l’alimentation, ce qui correspond à de l’esclavage humain"... Rassemblement à Accra, au Ghana, où les OGM ont été officiellement introduits en 2013. Un projet de loi controversé sur les semences est actuellement examiné au Parlement. Photo postée sur Twitter par Food Sovereignty Ghana (@FoodSovereignGH).

"Monsanto tue", "Qui sème des OGM, récolte des problèmes", "Une graine achetée = un cancer offert"… Voici quelques-uns des slogans des manifestants ayant défilé le 23 mai dans le cadre de la Marche mondiale contre l’entreprise américaine Monsanto, spécialisée dans les biotechnologies agricoles, et notamment dans les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Les opposants aux OGM se sont mobilisés dans 400 villes environ, dans une cinquantaine de pays, essentiellement en Europe, en Amérique du Sud et aux États-Unis.

La Marche mondiale contre Monsanto a été lancée en 2013 par la mouvance Occupy. Depuis, elle réunit une à deux fois par an les citoyens souhaitant dénoncer l’agriculture intensive et les dérives qui lui sont associées – symbolisées par Monsanto – et promouvoir une agriculture plus respectueuse de la santé des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement.

Petit tour d’horizon des rassemblements du 23 mai :


Séoul, Corée du Sud

C’est dans ce pays que Monsanto et Dow Chemicals ont été condamnés en juillet 2013 à indemniser 39 anciens combattants sud-coréens de la guerre du Vietnam, victimes de l’agent orange, un herbicide conçu par les deux firmes américaines. Photo postée sur Twitter par Rosalyn Laiken (@plot_twistmrktg).


Vancouver, Canada

"Je ne suis pas une expérience scientifique". Au Canada, une grande partie des cultures de maïs, de soja et de canola sont génétiquement modifiées. Photo postée sur Twitter par Cindy (@thegreenpagesBC).


Paris, France

"Mourez d'un cancer de qualité, Monsanto s'occupe de tout". À Paris, 2000 à 3000 personnes se sont mobilisées le 23 mai contre Monsanto. Des rassemblements ont également eu lieu dans une trentaine de villes en province. Le 24 avril dernier, l'Union européenne a autorisé l'importation et la commercialisation de 19 OGM – dont 11 de Monsanto – qui s'ajoutent à la liste des 58 OGM déjà permis en Europe. Photo postée sur Twitter par Claire Meslif (@ClaireMeslif).

"Bientôt notre tour. Abeilles, humains : même combat". Le RoundUp, le célèbre herbicide de Monsanto, tue les abeilles qui y sont exposées. Photo postée sur Twitter par @la_chouet.


Brisbane, Australie

"Monsanto : empoisonne fièrement les gens depuis 1901 (date de création de l'entreprise)". L'Australie pourrait commencer à commercialiser du blé OGM cette année (voir le rapport de Greenpeace sur le sujet ici). Photo postée sur Twitter par Cherie Lawrence ‏(@cheriegrace15).


Córdoba, Argentine

Un avion, symbole des fumigations de pesticides réalisées dans les champs, très utilisées en Argentine, où 99% du soja cultivé est transgénique. Photo postée sur Twitter par ECOSCORDOBA (@ECOSCordoba).


Ouagadougou, Burkina Faso

Des centaines de personnes se sont rassemblées le 23 mai dans la capitale burkinabè. Depuis 2008, le pays est le seul de la région à cultiver du coton transgénique en plein champ. Près des trois quarts du coton produit sur place sont des OGM actuellement. Photo postée sur Twitter par @wwillaww.


Mexico, Mexique


Un carnaval du maïs – l'un des aliments de base au Mexique – a été organisé à Mexico, afin de dire "non" au maïs transgénique. Photo postée sur Twitter par @Desinformemonos

Enschede, Pays-Bas


À Amsterdam, Monsanto et leTraité de libre-échange transatlantique (TAFTA) étaient au cœur des critiques ce 23 mai. Photo postée sur Twitter par Sakhya Devi (@SakhyaDevi).

Porto Rico (Antilles)


"Plus de poison." Photo postée sur Twitter par @Noamonsanto.


Santiago du Chili, Chili


"Dehors Monsanto." En mars 2014, le projet de loi Monsanto sur la privatisation des semences paysannes a été retiré par le gouvernement, une victoire pour de nombreux paysans et activistes. Photo postée sur Twitter par Miguel Chacaltana (@cinedocumental).

Ce billet a été rédigé par Chloé Lauvergnier (
@clauvergnier), journaliste à France 24.