SYRIE

Un canon nazi entre les mains de jihadistes en Syrie

Les groupes armés qui combattent en Syrie font feu de toutes les armes qu'ils peuvent trouver, même quand elles ont… plus de 80 ans. Une vidéo publiée cette semaine montre ainsi des jihadistes du Front islamique en train de tirer des obus avec un modèle de canon fabriqué par l’Allemagne nazie en dans les années 1930.

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Les groupes armés qui combattent en Syrie font feu de toutes les armes qu'ils peuvent trouver, même quand elles ont… plus de 80 ans. Une vidéo publiée cette semaine montre ainsi des jihadistes du Front islamique en train de tirer des obus avec un modèle de canon fabriqué par l’Allemagne nazie en dans les années 1930.

La vidéo, relayée par le journal allemand "Bild", a été postée sur la chaîne YouTube du groupe Front islamique, une des principales forces en présence en Syrie, qui combat à la fois l’armée syrienne régulière et l’organisation État islamique. Elle a été tournée à Arhia, une ville de la province d’Idlib. On y voit les combattants du Front islamique en train de charger des obus dans un obusier 105 mm, le FH18, modèle utilisé par les Nazis.

Il est difficile de savoir exactement comment des armes nazies ont pu se retrouver en Syrie, mais selon le "Washington Post", plusieurs experts affirment que l’armée syrienne possédait quelques modèles de ces canons en stock. Ils auraient pu être vendus ou donnés au régime syrien par l’URSS qui les aurait saisis lors de sa victoire sur l’Allemagne nazie, ou par l’Allemagne de l’Est. Les rebelles ont donc ensuite pu s’en emparer, voire les dérober dans un musée.

Forcément moins sophistiqués et efficaces que les armes modernes, ces modèles présentent néanmoins des avantages : de conception relativement simple, ils sont faciles à manipuler et à améliorer, en y ajoutant diverses pièces plus modernes. Le fait de voir en Syrie des armes dont la fabrication remonte à la Seconde Guerre mondiale n’est pas nouveau : en 2012, les rebelles de la brigade Al-Tahwid avaient diffusé une vidéo de leurs hommes qui venaient de mettre la main sur un stock de fusils StG 44s, également une fabrication nazie, considérée comme le premier fusil d’assaut moderne.