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ALGÉRIE

En Algérie, des femmes souhaitent un retour au voile de leurs ancêtres

En Algérie, des femmes organisent des défilés pour promouvoir le voile que portaient leurs ancêtres, le haïk. Elles le préfèrent aux tenues islamiques venues du Moyen-Orient.

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Défilé de femmes en haïk à Oran.

En Algérie, des femmes organisent des défilés pour promouvoir le voile que portaient leurs ancêtres, le haïk. Elles le préfèrent aux tenues islamiques venues du Moyen-Orient.

Le haïk (ou hayek) est un long voile souvent de couleur écru, en laine ou en soie, accompagné d’une pièce de tissu brodé cachant la partie inférieure du visage. Porté par les femmes citadines à l’extérieur du foyer dès l’époque ottomane et considéré comme signe de pudeur, le haïk a marqué l’imaginaire collectif algérien par la fonction qu’il a pu prendre pendant la guerre d'Algérie. Des hommes et des femmes membres du Front de Libération Nationale se camouflaient dans ce long tissu pour transporter les armes et échapper aux contrôles de l’armée française.

Le haïk a également symbolisé la résistance de la société algérienne au pouvoir colonial, pour qui l’émancipation des femmes passait notamment par leur dévoilement, souligne Sihem Raheb Ramdani, docteur en études arabes et islamiques à l’Université de Madrid.

Aujourd’hui, le haïk a quasiment disparu. Depuis la montée de l’islamisme en Algérie et les pressions exercées par le parti du Front du Salut Islamique et le Groupe Islamique Armé dans les années 1990, le port du foulard (hijab) sur une tunique longue (djellaba) est devenu très courant, ce que regrettent les femmes algériennes à l’initiative d’événements mettant à l’honneur le haïk. Depuis 2012, il existe même un prix Miss Hayek. Ces dernières années, à Alger, Oran et dans d’autres villes en Algérie, des femmes défilent en haïk pour réhabiliter cet élément du patrimoine culturel.

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