PHILIPPINES

Une éviction pas très catholique, en raison de la visite du pape

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Les vendeurs du Luneta Park dénoncent leur éviction des lieux devant les bureaux du "National Parks Development Committee". Photos publiées sur Facebook par Kathy Yamzon.

À Manille, aux Philippines, l’arrivée du pape François ne fait pas que des heureux. Il y a quelques jours, les vendeurs ambulants travaillant à Luneta Park, au cœur de la capitale, ont été contraints de quitter les lieux, pour des raisons de "sécurité". Le souverain pontife doit tenir une messe dans ce parc dimanche, où plusieurs millions de fidèles sont attendus.

Face à cette mesure, les vendeurs ont vivement réagi, indiquant qu’ils ne constituaient pas une menace pour le pape. Certains d’entre eux ont directement interpellé l’Église catholique pour lui demander de s’opposer à leur éviction forcée. Les vendeurs craignent en effet que la visite du pape ne soit en réalité qu’un prétexte utilisé par les autorités locales pour les chasser définitivement des lieux, alors même que le souverain pontife est réputé pour sa proximité avec les pauvres.

Les vendeurs du Luneta Park demandent au pape François de les soutenir face aux autorités, qui entendent les chasser des lieux.

Environ 350 vendeurs ambulants travaillent au Luneta Park. La plupart d’entre eux sont présents depuis des années sur place, où ils vendent de la nourriture et des boissons.

Le pape François est arrivé ce jeudi aux Philippines, où il doit rester jusqu’au 19 janvier. Environ 80 % de la population est catholique dans ce pays de 100 millions d’habitants. Il s’agit du premier pays catholique en Asie et du troisième au monde.

Via Global Voices Online.