Accéder au contenu principal
RD CONGO

Au Sud-Kivu, l’hôpital des femmes violées victime "d’acharnement fiscal"

3 mn

Depuis trois jours, le personnel de l’hôpital de Panzi – l’établissement du célèbre docteur Denis Mukwege – se mobilise afin de protester contre la saisie de ses comptes par la Direction générale des impôts (DGI) du Sud-Kivu, mais également contre la discrimination dont leur établissement dit être victime sur le plan fiscal. Au sein de cet hôpital, connu dans le monde entier pour soigner les victimes de violences sexuelles, certains dénoncent un "acharnement"de la part des autorités.

Publicité

Le personnel de l'hôpital de Panzi et d'autres centres de santé, ainsi que des habitants de la zone, se sont mobilisés ce vendredi, devant la Direction générale des impôts (DGI) du Sud-Kivu, en RD Congo. Photo de Dominique V-Plaza.

Depuis trois jours, le personnel de l’hôpital de Panzi – l’établissement du célèbre docteur Denis Mukwege – se mobilise afin de protester contre la saisie de ses comptes par la Direction générale des impôts (DGI) du Sud-Kivu, mais également contre la discrimination dont leur établissement dit être victime sur le plan fiscal. Au sein de cet hôpital, connu dans le monde entier pour soigner les victimes de violences sexuelles, certains dénoncent un "acharnement"de la part des autorités.

Rassemblement ce vendredi, devant la DGI du Sud-Kivu. Vidéo de Dominique V-Plaza.

Situé à Bukavu (RD Congo), l’hôpital de Panzi a été créé par le docteur Denis Mukwege en 1999. Le 26 novembre, ce dernier a reçu le prix Sakharov au Parlement européen, pour son travail en faveur des femmes victimes de violences sexuelles dans l’est de la RDC. Il avait dénoncé à cette occasion l’utilisation du viol comme "arme de guerre" lors des conflits armés et estimé que "l’autorité de l'État congolais et ses institutions rest[aient] fragiles et [n’étaient] pas encore en mesure, ni de protéger la population, ni de satisfaire à ses besoins de base". Depuis sa création, 40 000 femmes ont été soignées à l’hôpital de Panzi.

Mercredi, le personnel de l’hôpital – où travaillent 500 agents environ – a entamé un sit-in devant les bâtiments de la DGI du Sud-Kivu, à Bukavu. Ce jour-là, les policiers ont frappé quelques manifestants, sans toutefois faire de blessés. La mobilisation a été reconduite hier et aujourd’hui. Un service minimum a été mis en place au sein de l’établissement hospitalier afin de gérer les cas urgents.

Le sit-in en faveur de l'hôpital de Panzi, devant la DGI provinciale, a débuté mercredi. Photo de Dominique V-Plaza.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.