HONG KONG

En images : le dernier campement des manifestants hongkongais démonté

Publicité

Des tentes du campement des manifestants pro-démocratie dans le quartier Admiralty sont démontées après l'évacuation des lieux, jeudi 11 décembre. Photo : @TranslateHK

Deux mois et demi après ses débuts, le mouvement pro-démocratie à Hong Kong a connu un sérieux coup d’arrêt jeudi. Les forces de l’ordre ont procédé au démantèlement du campement installé par les manifestants depuis fin septembre dans le quartier d’Admiralty, à proximité des lieux de pouvoir, dans le but d’obtenir la mise en place du suffrage universel sur leur territoire. L'opération a été massivement relayée sur les réseaux sociaux, où de nombreuses images amateurs ont été postées.

La police avait averti les manifestants qu’elle démonterait le campement dès le matin. Les innombrables tentes, stands d’informations, œuvres d’art protestataires ont donc été démantelées par les forces de l’ordre.

La route où les manifestants avaient installé leur campement, après le démantèlement. Photo : @NatashaKhan

Démantèlement des tentes. Photo : @Phila_Siu

Restes du campement après le démantèlement. Photo : @TranslateHK

À l'image d'un mouvement qui se voulait pacifique, l’opération s’est déroulée dans un calme relatif. Le mobilisation, qui avait à un moment compté jusqu’à 7000 manifestants occupant le quartier, montrait après 75 jours des signes d’essoufflement. Il était par ailleurs de plus en plus impopulaire, les blocages de la ville entravant l’activité économique et sucitant l’ire des commerçants hongkongais. Pusieurs militants ont néanmoins tenu a rester jusqu'à ce que la police soit contrainte de les arrêter.

Parmi les derniers manifestants refusant de quitter les lieux, le leader travailliste Lee Cheuk-yan. Photo : @Phila_Siu

Un manifestant refuse de partir de lui-même. Photo : @TranslateHK

Les derniers militants évacués, le site a été nettoyé avant de rouvrir à la circulation. 

Des camions et des employés se chargent du nettoyage. Photo : @TranslateHK

Le mouvement, surnommé "Occupy Central", en référénce à divers mouvements Occupy dans le reste du monde, ou  "révolte des parapluies" (utilisés par les manifestants pour se protéger des gaz lacrymogènes) demandait la mise en place du suffrage universel pour l'élection du gouverneur de ancienne colonie britannique,devenue une "région autonome" de la Chine en 1997. Pékin prévoit que les candidats devront avoir l'aval d’un comité loyaliste. Pour les manifestants, ceci revient à n’avoir de choix qu’entre des candaits validés par le régime communiste chinois.

Bien qu’évacués de leur campement, plusieurs militants ont assuré qu’ils "reviendraient "et poursuivraient leur combat sous d’autres formes. Dans la soirée, l'artère principale qui avait servi de campement était à nouveau fréquentée par les voitures.

Photo : @tomgrundy