GUINEE CONAKRY

La ruée vers l’or dans le Far-West guinéen - DES PROGRÈS

Dans la région de Siguiri, à l’extrême est de la Guinée Conakry, l’orpaillage clandestin menace gravement l’environnement, selon notre Observateur Fodé Kouyaté. Dans cette zone très pauvre, des éboulements meurtriers étaient en outre monnaie courante, provoqués par des creusements anarchiques.

Publicité

Nous avons lancé l’an dernier une émission, la Ligne directe des Observateurs, pour donner la possibilité aux téléspectateurs de France 24 de nous alerter sur une injustice dont ils sont victimes, eux ou certains membres de leur communauté. Nos journalistes se sont rendus dans 13 pays pour y enquêter, avec nos Observateurs, sur des problèmes très variés : esclavagisme moderne au Liban, désastre écologique en Guinée, conditions de travail au Cambodge, etc. Nous avons ensuite tenté de faire réagir les autorités locales sur les conclusions de notre enquête et sur les requêtes exprimées par nos Observateurs. Un an plus tard, nous avons demandé à nos Observateurs ce qui avait changé - ou non - après notre passage chez eux.

EN PROGRÈS - "Des ONG se sont alliées pour faire pression sur les autorités après le reportage"

 

Dans la région de Siguiri, à l’extrême est de la Guinée Conakry, l’orpaillage clandestin menace gravement l’environnement, selon notre Observateur Fodé Kouyaté. Dans cette zone très pauvre, des éboulements meurtriers étaient en outre monnaie courante, provoqués par des creusements anarchiques.

 

Le reportage a permis une prise de conscience et la création d’une coalition d’ONG qui ont lancé un projet baptisé Acore [action citoyenne pour l’or qui restaure l’environnement, NDLR]. Nous avons participé a de nombreuses réunions avec le ministre des Mines, et nous nous sommes rendu compte que, globalement, certains représentants concernés par ces problèmes le minimisaient, voire niaient certains point problématiques comme l’utilisation du mercure. Pour l’instant, aucune mesure n’a été prise pour empêcher l’orpaillage illégal, car c’est électoralement très dangereux de remettre en question cette anarchie : beaucoup de familles n’ont que ça pour vivre, le leur enlever serait les condamner.