CAMBODGE

La révolte des forçats du textile - DES PROGRÈS

Les ouvriers cambodgiens des industries textiles qui confectionnent la plupart des vêtements de grandes marques ont mené plusieurs révoltes en 2013 et 2014 pour réclamer des hausses de salaire. Leurs grèves ont été réprimées, souvent violemment, par la police. À l’époque, les ouvriers demandaient une augmentation de salaire de 20 dollars (environ 15 euros), notre Observateur Moses Ngeth tentait de faire valoir leur droit à travers son association Clec.

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Nous avons lancé l’an dernier une émission, la Ligne directe des Observateurs, pour donner la possibilité aux téléspectateurs de France 24 de nous alerter sur une injustice dont ils sont victimes, eux ou certains membres de leur communauté. Nos journalistes se sont rendus dans 13 pays pour y enquêter, avec nos Observateurs, sur des problèmes très variés : esclavagisme moderne au Liban, désastre écologique en Guinée, conditions de travail au Cambodge, etc. Nous avons ensuite tenté de faire réagir les autorités locales sur les conclusions de notre enquête et sur les requêtes exprimées par nos Observateurs. Un an plus tard, nous avons demandé à nos Observateurs ce qui avait changé - ou non - après notre passage chez eux.

EN PROGRÈS - "Les ouvriers ont eu l’augmentation demandée et ils en négocient une nouvelle pour 2015"

Les ouvriers cambodgiens des industries textiles, qui confectionnent la plupart des vêtements de grandes marques, ont mené plusieurs révoltes en 2013 et 2014 pour réclamer des hausses de salaire. Leurs grèves ont été réprimées, souvent violemment, par la police. À l’époque, les ouvriers demandaient une augmentation de salaire de 20 dollars (environ 15 euros), notre Observateur Moses Ngeth tentait de faire valoir leur droit à travers son association Clec.

 

À la fin de l’année 2014, les salaires sont passés de 80 à 100 dollars [de 60 à 80 euros], c'est ce qui était souhaité. Cependant, cette hausse des salaires n’est pas au niveau de l’inflation [d’environ 50%, NDLR] et donc les travailleurs perdent du pouvoir d’achat, ce que nous continuons à dénoncer. Pour cette année les ouvriers sont toujours en discussion pour une augmentation en 2015 qu’ils espèrent similaire.

 

Un autre phénomène important durant l’année 2014, c’est la criminalisation croissante des syndicats. La dernière manifestation en date, le 17 septembre, où les manifestants portaient des T-shirt estampillé "Nous avons besoin de 177 dollars", a été strictement encadrée par des soldats placés dans les entreprises pour dissuader les gens de faire grève.