CAMEROUN

Le repassage des seins, combat camerounais - DES PROGRÈS

La pratique du "repassage des seins", qui consiste à empêcher la croissance des poitrines des jeunes filles pour retarder l'âge du premier rapport sexuel, s'avère être un important problème de société au Cameroun sur lequel notre Observatrice Liliane Ndangue avait attiré notre attention.

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Nous avons lancé l’an dernier une émission, la Ligne directe des Observateurs, pour donner la possibilité aux téléspectateurs de France 24 de nous alerter sur une injustice dont ils sont victimes, eux ou certains membres de leur communauté. Nos journalistes se sont rendus dans 13 pays pour y enquêter, avec nos Observateurs, sur des problèmes très variés : esclavagisme moderne au Liban, désastre écologique en Guinée, conditions de travail au Cambodge, etc. Nous avons ensuite tenté de faire réagir les autorités locales sur les conclusions de notre enquête et sur les requêtes exprimées par nos Observateurs. Un an plus tard, nous avons demandé à nos Observateurs ce qui avait changé - ou non - après notre passage chez eux.

EN PROGRÈS - "Des jeunes filles mais aussi de jeunes garçons m’ont appelé pour en savoir d’avantage"

La pratique du "repassage des seins", qui consiste à empêcher la croissance des poitrines des jeunes filles pour retarder l'âge du premier rapport sexuel, s'avère être un important problème de société au Cameroun sur lequel notre Observatrice Liliane Ndangue avait attiré notre attention.

 

Les gens ont commencé à comprendre l’impact de ces pratiques sur la santé des jeunes filles. Dans les médias, on est passé de la question : "Est-ce que ce phénomène existe vraiment ?", à celle : "Quelles en sont les conséquences ?". J’ai reçu des coups de fils de jeunes filles mais aussi de jeunes garçons qui me contactaient pour en savoir davantage. J’ai également participé à une émission sur une radio communautaire de Douala, et une étudiante parisienne m’a contacté dans le cadre d’un mémoire sur le développement de l’Afrique.

 

Le réseau Renata, qui milite pour limiter le phénomène, a été contacté par de nombreuses ONG après la rediffusion du reportage durant l’été. Des journalistes occidentaux ont pris contact avec Renata. L’un d’entre eux rédige actuellement un livre sur le sujet, où il fera mention du reportage des Observateurs de France 24.