ETATS-UNIS

Enfants migrants, la traversée du désert - DES PROGRÈS

Ils étaient près de 60 000 enfants non accompagnés à traverser la frontière mexicaine pour atteindre les États-Unis en 2013. La Ligne directe était partie au mois de juin à la rencontre de Gilda, directrice d’un refuge à Nogales qui voyait passer ces enfants en quête de l’Eldorado américain.

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Nous avons lancé l’an dernier une émission, la Ligne directe des Observateurs, pour donner la possibilité aux téléspectateurs de France 24 de nous alerter sur une injustice dont ils sont victimes, eux ou certains membres de leur communauté. Nos journalistes se sont rendus dans 13 pays pour y enquêter, avec nos Observateurs, sur des problèmes très variés : esclavagisme moderne au Liban, désastre écologique en Guinée, conditions de travail au Cambodge, etc. Nous avons ensuite tenté de faire réagir les autorités locales sur les conclusions de notre enquête et sur les requêtes exprimées par nos Observateurs. Un an plus tard, nous avons demandé à nos Observateurs ce qui avait changé - ou non - après notre passage chez eux.

EN PROGRÈS - "Même si l’afflux est moins important, mon travail n’a pas changé"

Ils étaient près de 60 000 enfants non accompagnés à traverser la frontière mexicaine pour atteindre les États-Unis en 2013. La Ligne directe était partie au mois de juin à la rencontre de Gilda, directrice d’un refuge à Nogales qui voyait passer ces enfants en quête de l’Eldorado américain.

Globalement, on constate qu’il y a aujourd’hui beaucoup moins d’enfants non accompagnés qui essaient de passer la frontière [Les migrants passant par cette frontière sont pour la plupart originaires du Panama, du Salvador et d'autres pays latino-américains, NDLR]. Ceux qui arrivent seuls nous expliquent que leurs parents ont pris conscience des dangers d'une telle traversée et ont très peur de les laisser partir à cause de ce qu’ils entendent dans les médias. [Un mois après le reportage, Barack Obama a fait une sortie très médiatique pour demander le renforcement des mesures de reconduites des enfants dans leurs pays d’origine et demandé aux pays dont sont issus ces mineurs de prendre des mesures, NDLR]. Même si l’afflux est moins important, le travail n’a cependant pas changé : nous nous occupons toujours de ces enfants, souvent déboussolés et prêts à prendre des risques démesurés.