GABON

L'université de la discorde à Libreville - DES PROGRÈS

À l’université de Libreville au Gabon, notre Observateur Edvine Ballack Obama nous avait montré l’insalubrité de son établissement et la répression policière dont les étudiants étaient victimes quand ils tentaient de protester.

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Nous avons lancé l’an dernier une émission, la Ligne directe des Observateurs, pour donner la possibilité aux téléspectateurs de France 24 de nous alerter sur une injustice dont ils sont victimes, eux ou certains membres de leur communauté. Nos journalistes se sont rendus dans 13 pays pour y enquêter, avec nos Observateurs, sur des problèmes très variés : esclavagisme moderne au Liban, désastre écologique en Guinée, conditions de travail au Cambodge, etc. Nous avons ensuite tenté de faire réagir les autorités locales sur les conclusions de notre enquête et sur les requêtes exprimées par nos Observateurs. Un an plus tard, nous avons demandé à nos Observateurs ce qui avait changé - ou non - après notre passage chez eux.

DES PROGRÈS - "Nous sommes passés du statut d'agitateurs à celui de représentants des étudiants"

 

À l’université de Libreville au Gabon, notre Observateur Edvine Ballack Obama nous avait montré l’insalubrité de son établissement et la répression policière dont les étudiants étaient victimes quand ils tentaient de protester.

 

Après le reportage, la situation s’est ponctuellement améliorée : des bâtiments ont été repeints, les voies d’accès ont été rénovées… Les cochons qui se baladaient dans l’université ont été tués et évacués. Mais globalement, l’université reste dans un état d’insalubrité indigne d’une capitale.

 

Il y a deux semaines, certains étudiants qui se mobilisaient et qui étaient régulièrement poursuivis par la police ont été élus comme représentants étudiants sur la liste "Étudiants conscients". Nous avons aujourd’hui la légitimité et la légalité pour négocier face aux autorités. La seule ombre au tableau est que notre représentant, Firmin Ollo Obiang, est depuis juillet en en prison et les autorités ne semblent pas prêtes à vouloir le libérer.