Photo de Qassem Soleimani (à droite) un commandant iranien qui aurait été prise à Amerli en Irak. Photo rerlayée publiée sur Twitter.

Des photos et des vidéos amateur prouvent que Qassem Soleimani, le commandant des forces d’élites iraniennes, est en Irak et se bat au côté des forces irakiennes - soutenues et armées par les États-unis - contre les jihadistes de l'organisation de l’État islamique.

La ville d’Amerli, tenue depuis le 18 juin par les jihadistes de l’organisation de l’EI, a été libérée le 31 août après une contre-attaque de l’armée irakienne appuyée par des miliciens chiites et des raids aériens américains. Mais d’autres acteurs étaient de la partie : une vidéo publiée jeudi par des activistes chiites sur Facebook et récupérée par France 24 montre le commandant Soleimani, au milieu de soldats, en train de célébrer la prise d’Amerli par les combattants et l’armée irakienne.

A la troisième seconde, un homme portant une écharpe noire et blanche est visible en train de se congratuler.

Mercredi, une autre photo circulait sur les réseaux sociaux sur laquelle le commandant Soleimani, portant les mêmes vêtements et la même écharpe que sur la vidéo, apparaît cette fois à côté d’un soldat irakien vêtu d'un uniforme fourni par les États-unis et tenant une arme de fabrication américaine.

Photo publiée mercredi sur Twittermontrant Soleimani portant les mêmes vêtements que sur la vidéo.

Le commandant Qassem Soleimani est en charge du commandement militaire de la Force Qods, une unité d’élite de l’armée qui intervient en dehors du territoire iranien. Plusieurs rumeurs faisaient état de sa présence sur le territoire irakien mais sans avoir pu être confirmées. Il y a trois mois déjà, le militaire était déjà apparu sur une photo au côté du député irakien Qasem Alarji, ce dernier commentant "maintenant que le commandant Soleimani est là, je n’ai plus peur".

La photo était selon des médias iraniens accompagnée d’une légende : "Maintenant que le commandant Soleimani est là, je n’ai plus peur".

Les preuves de la présence de ce commandant iranien en Irak se multiplient donc alors même que l’Iran refuse d’admettre sa participation dans la guerre en Irak contre l’organisation de l’État islamique, ce qui reviendrait à officialiser sa collaboration militaire de fait avec les États-Unis.

Le commandant Soleimani a entrainé pendant une décennie des milices irakiennes qui se sont opposées et ont tué des centaines de soldats américains lors de la guerre d’Irak en 2003. Ses unités seraient également intervenues en Syrie en 2013 en appui au régime de Bachar el-Assad. Il a pour cela été sanctionné par le département du Trésor américain.

Ce n’est pas la première fois que la participation de l’Iran à l’intervention militaire en Irak est dévoilée : en juillet, des avions iraniens camouflés avaient été aperçus sur le sol irakien.