ARGENTINE

Des manifestants argentins disent "basta" à Cristina Kirchner

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Ils étaient 30 000 selon la police, plusieurs centaines de milliers selon les médias, à manifester contre Cristina Kirchner à Buenos Aires. Photo publiée sur Twitter par mats015

 

Depuis dix ans, l’Argentine n’avait pas vu de telles manifestations. Plusieurs milliers d’Argentins sont descendus dans les rues à travers tout le pays dans la nuit de jeudi et vendredi pour dénoncer la politique de la présidente Cristina Kirchner, accusée d’étrangler le pays financièrement et de vouloir modifier la Constitution pour se présenter une troisième fois.

 

À l’appel des groupes "anti-K" (anti-Kirchner) sur les réseaux sociaux, les manifestants sont descendus dans les rues des principales villes du pays pour taper sur des casseroles à Rosario (centre-est), Cordoba (centre), Mendoza ou San Carlos de Bariloche (ouest).

 

À Buenos Aires, ils étaient 30 000 "cacerolazos", selon les forces de police, plusieurs centaines de milliers selon les médias nationaux, à taper en rythme sur des casseroles jusqu’à les déformer. En marge du rassemblement, un journaliste de Canal 5 Noticias, une chaîne de télévision nationale, a été agressé par un manifestant pendant qu’il réalisait un duplex.

 

Les "cacerolazos" demandent le départ de Cristina Kirchner dans les rues de Buenos Aires. Vidéo publiée sur YouTube par Roger Schultz.

 

Les manifestants dénoncent principalement la dévaluation du peso argentin de 25 % en un an et l’insécurité. Ils accusent également Cristina Kirchner de vouloir modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat. Alors qu’elle avait obtenu 54 % des voix en 2011, la popularité de la présidente a chuté à 30 % d’opinions favorables en août 2012.

 

Des rassemblements d’expatriés argentins devant l’ambassade de leur pays ont également eu lieu dans les capitales du monde entier comme à Rome, Sidney ou encore Barcelone.