Un bâtiment neuf de l'université Félix Houphouët-Boigny. Capture d'écran issue d'une vidéo YouTube signée BabitoCreative.
 
Après deux années de fermeture, le président ivoirien Alassane Ouattara a participé, ce lundi 3 septembre à Cocody, à l’inauguration de la plus grande université ivoirienne, totalement remise à neuf. Sur place, les étudiants s’improvisent inspecteurs des travaux finis.
 
Gangrénée par le conflit entre les étudiants partisans de Ouattara et ceux de l’ancien président Laurent Gbagbo, l’université de Cocody, aujourd'hui renommée Félix Houphouët-Boigny, a été fermée après la crise post-électorale pour que l’établissement soit entièrement réhabilité
 
Toutes les universités publiques du pays ont rouvert leurs portes le 3 septembre au matin. Alors qu'à Cocody, une cérémonie d’ouverture officielle, en présence d’Alassane Ouattara, a eu lieu dans l'après-midi, les étudiants ont pu découvrir sous une pluie battante leur campus flambant neuf. 
 
L'État ivoirien a investi, au total, 100 milliards de francs CFA (150 millions d’euros) dans le chantier de l’enseignement secondaire. Les deux principaux établissements universitaires d’Abidjan ainsi que les universités de Bouaké (Centre), de Korhogo (Nord) et de Daloa (Centre-Ouest) ont été rénovés. 
 
Tapis rouge en vue du passage du président Alassane Ouattara. Photo postée sur Twitter par @SirPolman
 
 
Jean Marcel Séka est doctorant en histoire.
 
J’ai découvert le campus samedi dernier. C’est super. Les travaux ont été bien faits. Tous les petits commerces et les baraquements anarchiques qui avaient été installés au fil des années ont déguerpi. Ils ont laissé la place à des bâtiments neufs. Quand on monte un peu dans les étages, il y a une vue magnifique et bien dégagée sur la lagune. Ce qui est chouette, c’est que les nouvelles installations sont très aérées. On a une salle de sport et toutes les salles de travaux dirigés et de travaux pratiques sont désormais climatisées !
 
Bâtiment de l'université Félix Houphouët-Boigny. Photo postée sur Twitter par @SirPolman
 
"Le montant des inscriptions est monté en flèche"
 
Je pense réellement qu’on va pouvoir prendre un nouveau départ. Le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation s’est personnellement impliqué [fin août, il a reçu les différents syndicats étudiants, NDLR]. Par ailleurs, une police universitaire va veiller au grain afin que les choses ne dérapent pas comme par le passé.
 
Mais tout ça a un coût et le souci, c’est que le montant des inscriptions est monté en flèche. Avant, pour une année de 3e cycle, on payait 25 000 francs CFA [30 euros]. Des rumeurs ont couru que, cette année, cela passerait à 300 000 francs CFA [450 euros]. Mais, finalement, le gouvernement a décidé que ce serait 90 000 francs CFA, ce qui est encore trop cher. Il faut régler cette question des coûts d’inscription au plus vite [en ce qui concerne le 1er cycle, les frais qui étaient de 6 000 francs CFA (9 euros) avant la fermeture de l’université sont maintenant de 30 000 francs CFA (45 euros)].
 
Ce matin, devant l'entrée principale du campus. Photo postée sur Twitter par @SirPolman
 
Majorettes de l'université avant la cérémonie. Photo postée sur Twitter par Jean Amon.
 
Images de notre Observateur Soulaimania Sanogo.