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MALI

Les Maliens dénoncent en vidéo la partition de leur pays

4 mn

 Depuis le 7 avril plus de 300 vidéos ont été postées sur la page Facebook de "Tous unis contre la partition territoriale du Mali". Une initiative lancée par un groupe de Maliens en France pour donner la parole aux citoyens "oubliés par les médias".

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Depuis le 7 avril plus de 300 vidéos ont été postées sur la page Facebook de "Tous unis contre la partition territoriale du Mali". Une initiative lancée par un groupe de Maliens en France pour donner la parole aux citoyens "oubliés par les médias".

Depuis janvier 2012, le Mali fait face à une crise sans précédent. Les principales villes du nord du pays ont été prises par les Touareg armés du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ainsi que par des groupes d’islamistes radicaux. Et après deux mois et demi de combats, le MNLA a proclamé unilatéralement, le 6 avril, l’indépendance de l’Azawad. Une déclaration unanimement condamnée par la communauté internationale.

À Bamako, trois semaines après le coup d’État militaire, le gouvernement civil a repris ses droits avec l’investiture jeudi 12 avril du président par intérim Dioncounda Traoré. Celui-ci doit organiser une élection présidentielle d’ici 40 jours, comme le veut la Constitution malienne, un défi dans un pays coupé en deux. Lors de son discours d’investiture, il a appelé avec " fermeté" les groupes armés à "rentrer dans les rangs" et à quitter "pacifiquement les cités qu'ils ont occupées".

Notre Observateur nous fait part de ses inquiétudes sur cette partition. Vous aussi vous pouvez nous laisser votre commentaire sous ce billet.

 

Le message de Said Abderrahim,  à l'origine de ce mouvement.

 

"Les Touareg ne sont pas représentatifs de tout le peuple qui vit dans cette région du nord du Mali"

Solo Niare est le "porte-parole" de la page Facebook "Tous unis contre la partition territoriale du Mali".

L’idée a été lancée à la base par Said Abderrahim, un ami malien qui vit à Paris. Depuis le début de la crise au Mali, nous avons constaté que les porte-paroles du MNLA étaient très présents dans les médias. Ils ont profité de la pagaille causée à Bamako par le coup d’État. Car les autorités maliennes n’ont pas eu de porte-voix crédible pendant un certain temps.

Jusqu’à présent, nous avons reçu 319 vidéos. Elles nous sont envoyées des membres de la diaspora, mais aussi du Mali, même du nord. L’objectif in fine est de faire une compilation de tous ces témoignages et de la diffuser sur les réseaux sociaux, mais aussi j’espère sur les chaînes de télévision.

Ce que l’on voudrait, c’est que les gens comprennent que les rebelles Touaregs ne sont pas représentatifs de tout le peuple qui vit dans le nord du Mali. Il y aussi les ethnies Songhaï ou Soninké, les peulh, les arabes mais aussi beaucoup deTouaregs qui ne soutiennent pas le MNLA.

L’indépendance du nord du Mali aurait des conséquences catastrophiques pour toute l’Afrique de l’Ouest. Il a suffit que les rebelles touareg amorcent leur avancée pour qu’immédiatement des islamistes radicaux leurs emboîtent le pas et disent vouloir instaurer la charia dans toute la zone. Le MNLA n’est ni assez solide, ni assez important pour tenir la région. Elle deviendrait une terre d’accueil pour toutes les milices de la région, allant de la secte intégriste Boko Haram du Nigeria aux éléments d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de Mauritanie et d’Algérie, en passant par les rescapés en fuite du régime de feu Mouammar Kadhafi.

On entend beaucoup que l’armée malienne ne vaut rien ou n’existe plus, mais c’est faux. Certes, elle a souffert de problèmes d’équipement, mais il faut aussi prendre en compte que des otages français sont détenus par des groupes islamistes dans la zone. Le président Touré n’avait donc pas les mains libres pour combattre les groupes rebelles dans le nord. Ce serait une erreur de sous-estimer cette armée maintenant que l’État est restauré.

 

Le message de deux jeunes filles originaires l'une du nord et l'autre du sud du pays.

Le message de Maimouna.

Et même le rappeur français La Fouine a participé.

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