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SYRIE

Le calvaire de la jeune Zainab, une histoire qui terrorise les Syriennes

4 mn

 Zainab al-Hosni avait 18 ans. Selon Amnesty International, elle a été retrouvée décapitée, démembrée et la peau arrachée après avoir été détenue par les forces de sécurité syriennes. Elle serait la première femme tuée en détention depuis le début du soulèvement. Une de nos Observatrices à Homs, la ville où vivait la jeune femme, nous raconte comment cette histoire sordide a bouleversé les habitantes et révolté les manifestants.

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MISE A JOUR (5 Octobre 2011) :

 

Une femme qui dit être Zainab est apparue à la télévision d’Etat syrienne mardi, en présentant sa carte d’identité. Elle a affirmé au journaliste qui l’interviewait qu’elle avait trouvé refuge chez un proche mais que sa famille n’était pas au courant. Elle a raconté qu’elle avait quitté le foyer familial car elle était maltraitée par ses frères.

 

 

Joint par FRANCE 24 mercredi matin, Amnesty International, qui a révélé la mort de cette jeune femme le 23 septembre dernier, a expliqué enquêter sur l’affaire en collaboration avec des sources en Syrie. Elle a ajouté dans un communiqué: "Si le corps n’était pas celui de Zanaib el-Hosni, alors les autorités syriennes doivent révéler qui est la victime, quelles sont les les causes et les circonstances de sa mort et pourquoi ils ont informé la famille qu’il s’agissait de Zainab." D'après Amnesty International ainsi que Human Rights Watch, la mère de Zainab aurait bien reconnu sa fille à la télévision syrienne.

 

Cette réapparition soudaine suscite de nombreuses questions :

Pourquoi la jeune femme a-elle pris trois semaines depuis l’annonce de sa mort pour faire savoir qu'elle était toujours en vie, alors que la nouvelle avait fait le tour du monde ? Le fait que l’un de ses frères était un activiste connu, mort en en prison pendant la disparition de Zainab, est-il une coïncidence ? Et à qui appartient le corps enterré dans tombe de Zainab, dont les docteurs de la morgue avaient affirmé aux parents qu'il s'agissait de leur fille ?

 

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Zainab al-Hosni avait 18 ans. Selon Amnesty International, elle a été retrouvée décapitée, démembrée et la peau arrachée après avoir été détenue par les forces de sécurité syriennes. Elle serait la première femme tuée en détention depuis le début du mouvement de contestation qui agite le pays depuis le 15 mars. L'une de nos Observatrices à Homs, la ville où vivait la jeune femme, nous raconte comment cette histoire sordide a bouleversé les habitantes et révolté les manifestants. 

 

D'après Amnesty International, qui a pu joindre des personnes proches de la victime, Zainab al-Hosni a été enlevée en juillet dernier par des hommes soupçonnés de faire partie des forces de sécurité syriennes. L’objectif était de faire pression sur un de ses frères Mohammed, un opposant au régime de Bachar al-Assad, afin qu’il se rende aux autorités. Toujours selon l’organisation, le frère de Zainab a finalement été arrêté quelques jours plus tard et serait lui aussi mort en détention. Il y a deux semaines quand, à la demande des autorités, ses parents sont venus récupérer le corps de leur fils à la morgue, les forces de sécurité syriennes leur ont également rendu le corps mutilé de leur fille. Ils l’ont enterrée le 17 septembre.

 

Les funérailles de Zainab al-Hosni. Vidéo postée sur YouTube par SHANSNN.

 

Depuis, des images présentées comme celles du corps de Zainab ont circulé sur Internet et provoqué la colère des manifestants anti-régime qui ont donné à la jeune femme le surnom de "la fleur de la Syrie" (étant donnée la violence de ces images, FRANCE 24 a décidé de ne pas les diffuser).

 

Sur cette vidéo, un homme qui se présente comme un autre frère de Zainab explique les circonstances du calvaire de sa sœur.

 

Selon Amnesty International, au total 103 personnes sont décédées en détention depuis le début de la contestation. 

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