Photo publiée sur Flickr par Alexandros Papadopoulos
 
Au nord-ouest de l’Iran, des activistes ont engagé un bras de fer avec les autorités pour la sauvegarde du lac d’Ourmia, en voie d’assèchement. La semaine dernière, ils ont manifesté dans les villes de Tabriz et d’Orumieh et se sont opposés aux forces de sécurité.
 
Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre, le 27 août à Orumieh. Vidéo publiée sur YouTube par sherlock72
 
Heurts à Orumieh le 27 août. Les forces de l'ordre interviennent à moto. Vidéo publiée sur YouTube par xDarkNicotine
 
Le lac d’Ourmia, situé dans l’Azerbaïdjan iranien, est le plus grand lac du pays avec une surface de 5 200 mètres carrés. Il est traversé par un pont qui relie les deux plus importantes villes de l’Azerbaïdjan oriental et occidental, Orumieh et Tabriz. Ce lac a perdu 60 % de son eau en dix ans et son taux de salinité est aujourd’hui de 300 grammes par litre. Un assèchement provoqué par un manque de précipitation, mais aussi, selon les écologistes locaux, par les barrages qui y ont été construits aux alentours. La disparition anticipée du lac d’Ourmia aura de graves conséquences pour les habitants des provinces du nord-ouest de l’Iran, mais aussi pour ceux de la Turquie et de l’Azerbaïdjan voisins. Selon les activistes, il pourrait forcer des millions de personnes à quitter la région.
 
Le 16 août dernier, le Parlement iranien a refusé d’accorder des fonds pour irriguer le lac d’Ourmia. Des associations d’activistes de Tabriz et Orumieh ont donc décidé d’organiser des marches pour faire pression sur les autorités. Les activistes rapportent plusieurs arrestations.
 
À gauche, le lac d'Ourmia en 2003 ; à droite, nettement plus asseché, en 2010.
 

Photo du lac prise d'avion en 2010. Publiée sur Flickr par jankie.