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IRAN

L'Association des nazis iraniens a désormais son site en ".ir"

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Photo publiée sur le site  Notre Observateur, Alireza Amirhajebi, nous alerte sur un nouveau venu sur le Net iranien : une  a en effet lancé un site et un forum de discussion. Il s'étonne qu'un tel site ait le droit d'utiliser l'extension de nom de domaine ".ir", signe selon lui d'une validation tacite par les autorités.

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Photo publiée sur le site www.irannazi.ir

 

Notre Observateur, Alireza Amirhajebi, nous alerte sur un nouveau venu sur le Net iranien : une  Association des  nazis iraniens a en effet lancé un site et un forum de discussion. Il s'étonne qu'un tel site ait le droit d'utiliser l'extension de nom de domaine ".ir", signe selon lui d'une validation tacite par les autorités.

 

[ACTUALISATION - 22/11] : le ministère de la Guidance islamique a fait une déclaration à la presse concernant ce site nazi. Il affirme n'avoir aucun lien avec cette publication, à laquelle il n'a d'ailleurs pas délivré d'autorisation de publication. Selon plusieurs de nos Observateurs, le site nazi aurait d'ailleurs été interdit d'accès en Iran depuis quelques jours. A la suite de la publication de notre billet, notre Observateur, Alireza Amirhajebi, a quand à lui été l'objet d'un article l'attaquant personnellement sur un site persan, où il accusé de soutenir le sionisme.

"Les autorités ont connaissance de cette association"

Alireza Amirhajebi est journaliste à la retraite. Il vit à Téhéran.

 

Il semble que ce site Internet soit nouveau. Les premiers messages remontent au mois d'août dernier. Il faut en devenir membre pour accéder à son forum ou à toute autre information qu'il publie. Il compterait 500 membres. La plupart utilisent des pseudonymes : le nom, l'âge et la profession des internautes ne sont pas mentionnés.

 

Le plus surprenant, c’est que l’adresse du site se termine en '.ir', ce qui me fait dire que l'ouverture de cette publication a été validée par le ministère de la Culture. Ce qui est sûr, c'est que les autorités ont connaissance de cette association.

 

[C'est le ministère de la Communication qui est en charge de l'attribution des '.ir'. En revanche, tous les sites iraniens doivent s'enregistrer auprès du ministère de la Culture et de l'Orientation islamique. Le vice-ministre de l'institution, Mohamed-Ali Ramin, était l'orgine de la très controversée conférence négationniste sur l'Holocauste organisée en 2006 à Téhéran].

 

Les personnes qui en sont membres viennent d’un groupuscule de jeunes Iraniens attirés par l'idée d'une "race perse pure" - qui serait la vraie race aryenne - et motivés par un fort sentiment anti-Turcs. Cette idéologie n’est pas nouvelle. On la trouve déjà dans une gravure du Ve siècle du site archéologique de Naqsh-e Rustam attribuée au roi Darius Ier sur laquelle est mentionnée "la race aryenne". 

 

J’ai parlé à des jeunes Iraniens qui défendent Hitler

 

J’ai personnellement parlé à plusieurs jeunes Iraniens qui défendent Hitler. Pour eux, il s'agit d'un homme qui partage des intérêts communs avec le peuple iranien. [Dans les années 1930], les relations économiques entre le shah Reza Pahlavi et le régime nazi ont inquiété les futurs Alliés. C’est à cette période que le shah a choisi de changer le nom du pays, ‘Perse’, en ‘Iran’, ce qui signifie 'terre d’Aryens', en perse. 'L’Allemagne n’a jamais été en guerre avec l’Iran', m’ont dit ces jeunes. Ils attribuent au régime nazi le mérite d’avoir pensé des infrastructures efficaces. En fait, ils ne connaissent pas bien l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et les atrocités commises sous le IIIe Reich.

 

En parallèle de ce qu’on pourrait appeler un 'nationalisme perse', il existe un discours antisémite et anti-Israël propre au régime iranien actuel. On retrouve ces deux grandes lignes sur le site Internet, avec des commentaires comme 'Hitler aime l’Iran' et 'L’Iran doit battre Israël'. Si le gouvernement ne censure pas ce type de mouvement néonazi, c’est qu’il le soutient, quelque part. Je ne serais pas surpris si ces groupes prenaient, à l'avenir, une forme plus concrète au sein de la sphère politique ou dans la rue par exemple."

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