Le policier tendant un chapelet au conducteur en infraction.

Et si, au lieu de payer une amende, vous deviez psalmodier 1000 invocations ? Chiche ! C’est la proposition qu’a faite un policier de Gaza à quelques conducteurs inattentifs. Une initiative qui n’a pas déplu à ces derniers, que le premier jour du ramadan a légèrement étourdis.

Les photos ont provoqué la surprise des internautes palestiniens sur les forums Internet. Entre hilarité et incompréhension, les commentaires sont parfois pieux, souvent amusés, rarement réprobateurs. S’agit-il d’un nouveau décret de l’autorité du Hamas ? Loin de là, nous explique notre Observateur.

 Le policier contrôle les papiers du conducteur tandis que celui-ci fait ses invocations.

 

Un conducteur visiblement satisfait de sa "punition".

 

Le policier tendant un chapelet au conducteur en effraction.

 

Toutes ces photos ont été publiées avec l'aimable autorisation de Paltimes.

"Somme toute, je trouve que c’était une manière assez drôle de fêter le début du ramadan"

Hakeem Bashir est étudiant à Gaza.

Il ne s’agit pas du tout d’une nouvelle décision des autorités policières du Hamas, mais du cas individuel d’un policier inspiré par un fait divers. En effet, cet agent de la circulation a arrêté un conducteur qui avait commis une petite infraction au code de la route. Comme il est d’usage, il lui a demandé ses papiers et lui a assigné une amende de 50 shekels [une vingtaine d’euros]. Le conducteur lui a répondu qu’il n’avait pas de quoi payer cette somme. Comme c’était le premier jour du ramadan, le policier a voulu amuser la galerie et a tendu un chapelet au conducteur en lui demandant de faire 1000 invocations au lieu de payer cette contravention. Vous imaginez bien que ce dernier ne s’est pas fait prier !

L’initiative a amusé et plu aux témoins de la scène, puisqu’elle dispense les conducteurs de payer une contravention pour une infraction somme toute anodine, tout en encourageant à un peu de piété en ce premier jour du ramadan. Cela a même amusé les responsables de la police, quand ils ont appris la nouvelle ! Mais cela reste un cas individuel et une occasion exceptionnelle.

Je ne vois pas pourquoi certains désapprouvent cette initiative. Il est évident que cette 'dérogation' ne porte que sur des infractions mineures. Quant aux chrétiens, il faut d’abord savoir qu’ils sont minoritaires à Gaza et, compte tenu du contexte, je pense qu’ils auraient été dispensés et de l’amende et des prières. Somme toute, je trouve que c’était une manière assez drôle de fêter le début du ramadan."