ÉTATS-UNIS

Des Géorgiens manifestent devant l'ONU contre l'occupation russe

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À l’occasion du deuxième anniversaire de la guerre d’août 2008 entre la Russie et la Géorgie sur le territoire séparatiste d’Ossétie du Sud, une cinquantaine de Géorgiens a manifesté de manière silencieuse devant le siège de l’ONU, à New York.

La manifestation a eu lieu avant que La Russie a déployé mercredi en Abkhazie des missiles de défense antiaérienne S-300 qui abattront tout appareil entrant dans l'espace aérien de la région séparatiste.

Photo postée le 8 août sur le blog The Young Georgians.

Mirian Jugheli est étudiant à l’université américaine de Bulgarie. Il tient le blog The Young Georgians.

Cette manifestation contre l’occupation russe a lieu depuis 2008 tous les 7 et 8 août. Les Géorgiens du monde entier se rassemblent en face des ambassades russes et exigent que les troupes russes quittent les territoires géorgiens. Cette année, la manifestation a eu lieu dans 30 pays, dont la France, la Belgique, la Bulgarie, le Portugal et le Royaume-Uni.

Il y avait entre 50 et 70 manifestants qui tenaient des banderoles et des panneaux. Ils sont restés silencieux devant l’ONU, puis ils ont marché jusqu’à la Mission permanente de la Fédération russe aux Nations unies, toujours en silence, et ils sont restés devant l’immeuble. Ils étaient très calmes, personne ne criait.

Il y avait quatre ou cinq femmes déplacées internes d’Abkhazie en Géorgie, comme moi. Comme moi, elles sont directement touchées par l’occupation russe et, comme moi, elles ne sont pas rentrées chez elle depuis presque 20 ans. Elles portaient des panneaux qui disaient : 'L'Abkhazie est la Géorgie' et 'Laissez-nous rentrer chez nous'. C’est difficile de vivre de cette façon. On sait qu’on a un endroit, mais on ne peut pas y aller. Et on se rappelle de petits détails. Je ne me rappelle que des escaliers de ma maison, mais j’étais très petit quand je suis parti.

Certaines personnes espèrent toujours que l’Abkhazie retourne en Géorgie bien que la Russie augmente son soutien financier et militaire à l’Abkhazie. En Géorgien, nous disons 'l'espoir meurt à la fin'. Les modèles sont constamment débattus dans la population : certains soutiennent son autonomie au sein de la Géorgie, d’autres soutiennent son indépendance tout en gardant des liens étroits avec la Géorgie (pas de visa, que les déplacés puissent retourner chez eux), d’autres ne soutiennent aucune de ces deux solutions."

"L'Abkhazie est la Géorgie".

"Est-ce que quelqu'un peut dire à Poutine que l'Union soviétique est finie ?"

Photos postées le 8 août sur le blog The Young Georgians