FRANCE

Visite guidée du Parc national de La Réunion

Le Parc national de La Réunion, qui représente 40 % de la surface de l’île, a été inscrit sur la liste des sites naturels du patrimoine mondial de l'Unesco. Notre Observatrice nous fait découvrir les paysages somptueux de son île. Lire la suite et voir les images…

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Le cirque de Silaos. Photo publiée par M Barbéro le 7 octobre 2008 sur Flickr.

Le Parc national de La Réunion, qui représente 40 % de la surface de l’île, a été inscrit sur la liste des sites naturels du patrimoine mondial de l'Unesco. Notre Observatrice nous fait découvrir les paysages somptueux de son île.

Cette île volcanique, située dans l’océan Indien, a été qualifiée de "paysage spectaculaire" par l’Unesco. C’était la première fois que le dossier était présenté au Comité.

La Réunion est le trente-cinquième site français inscrit au patrimoine mondial, et le quatrième site naturel de l'Hexagone après le golfe de Porto, en Corse, le Mont-Perdu dans les Pyrénées et les lagons de Nouvelle-Calédonie.

Paysages de La Réunion

Baie de Saint-Paul. Photo publiée sur le blog de muse.

Le cirque de Salazie. Photo publiée sur le blog de muse.

Le cirque de Salazie. Photo publiée sur le blog de muse.

Grand îlet, cirque de Salazie. Photo publiée par jacdesalpes le 14 juin 2010 sur Flickr.

Paysage lunaire au Piton de la Fournaise. Photo publiée sur le blog de muse.

Piton de la Fournaise. Photo publiée par LeTibo le 30 mai 2007 sur Flickr.

Piton des Neiges. Photo publiée par xtof_flickr le 9 novembre 2007 sur Flickr.

Plaine des Palmistes. Photo publiée par xtof_flickr le 2 novembre 2007 sur Flickr.

 

"Les zones de contrainte vont à présent être perçues comme des atouts touristiques"

Marylène Hoarau est directrice adjointe du Parc national de la Réunion. Elle nous explique pourquoi l’île a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Nous sommes fiers de l’inscription de l’île de la Réunion au patrimoine mondial de l’Unesco, surtout qu’elle a été distinguée après un vote à l’unanimité. 

 

Le cirque de Mafate. Photo publiée le 6 septembre 2003 par srantem sur Flickr.

La Réunion est un territoire au relief montagneux très intéressant, puisque le Piton des Neiges est un ancien massif volcanique et le Piton de la Fournaise est, lui, toujours en activité. Cela permet de suivre avec précision l’évolution de l’activité volcanique. L’érosion a créé trois cirques vertigineux, Mafate, Salazie et Silaos, qui constituent de grands ensembles qu’on ne trouve pas ailleurs.

La hauteur des montagnes – le Piton des Neiges culmine à 3000 m – crée des contrastes climatiques saisissants. A l’est, on connaît des records de pluviométrie, tandis que la côte ouest est plus sèche, protégée par le relief.

Piton des Neiges. Photo publiée par xtof_flickr le 9 novembre 2007 sur Flickr.

"Un très grand nombre d'espèces endémiques"

On trouve des écosystèmes d’altitude jamais vus ailleurs. Nous avons de nombreux animaux rares. La situation insulaire et l'altitude favorisent l’adaptation des espèces venues d’ailleurs. Plus on monte en altitude, plus le taux d’endémisme est élevé : on atteint parfois les 30 %. L’inventaire des insectes n’est toujours pas achevé. Comme espèce originale, on peut citer les pétrels endémiques. Nous avons aussi un grand nombre d’espèces endémiques végétales, cela va du lichen aux grands arbres. Le plus emblématique étant les bois de couleur qu’on trouve dans les forêts de basse altitude, à la Réunion et dans les Mascareignes.

"Il va y avoir un changement de point de vue sur le territoire"

Nous attendons des retombées touristiques de cette distinction. Mais c’est surtout au niveau du ressenti que cela aura un impact, il va y avoir un changement de point de vue sur le territoire. Les zones de contrainte vont à présent être perçues comme des atouts touristiques. Cela aura des conséquences pédagogiques. Des emplois de guides touristiques vont par exemple être créés afin de présenter autrement l’originalité de chaque lieu. Le relief rend de nombreux sites inaccesibles. Actuellement, il y a près de 1000 km de sentiers. D’autres sont en cours d’aménagement et c’est dans ce sens qu’il faudra aller.

Le classement Unesco n'oblige pas l'Etat à réglementer, mais c’est un encouragement à faire encore mieux. Ce qui compte pour l’avenir de l’île, c’est que les gens prennent eux-mêmes en charge leur patrimoine."