TOGO

Le Togo à nouveau sous les eaux

Après des semaines de pluies diluviennes, Lomé, la capitale du Togo, demeure inondée. Trois enfants âgés de 5 à 15 ans sont morts emportés par les eaux à Nukafu, au nord de la capitale, le 9 juin. Voir les images...

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Photographie prise par Sylvio Combey, ce matin dans le centre-ville de Lomé.

Après des semaines de pluies diluviennes, Lomé, la capitale du Togo, demeure inondée. Trois enfants sont morts emportés par les eaux à Nukafu, au nord de la capitale, le 9 juin. De nombreuses maisons ont été dévastées dont celle du joueur de football Emmanuel Adébayor.

Photographies prises par Sylvio Combey, ce matin dans le centre-ville de Lomé.

Le grand marché de Lomé, par Sylvio Combey.

"Les autorités n'ont tiré aucune leçon des inondations qui ont secoué le pays en juin 2008"

Sylvio Combey est journaliste freelance à Lomé. Il tient le blog Sylvio Combey.

Les autorités n'ont pas suffisamment tiré de leçons des inondations qui ont secoué le pays en juin 2008, entraînant l'effondrement d'une dizaine de ponts.

La situation devient assez préoccupante. Les quartiers de Kagomé, Bè-Kpota, Ahadji-Kpota, Adakpamé, Adamavo et Baguida sont sous l'eau. Des routes sont devenues quasiment impraticables par manque de rigoles. Certaines retenues d’eau ont débordé de leur vase.

Le phénomène est aussi grave en plein centre-ville. Au grand marché de Lomé, réputé pour attirer des commerçants de tous les pays d'Afrique, certaines artères sont impraticables avec des trous béants en plein centre.

Mais ce n'est malheureusement pas nouveau au Togo. La situation rappelle encore les phénomènes d’inondation qu’a connus le pays en juin 2008, entraînant l’effondrement d’une dizaine de ponts, perturbant le trafic routier et l’activité économique du pays pendant plusieurs mois. Et les autorités, comme la ministre Ibrahima Memounatou, en charge de la solidarité nationale, préfère distribuer des sardines, du riz, du savon et des couvertures plutôt que d'apporter un secours structurel aux sinistrés.

Le gouvernement accuse les sinistrés d'avoir construit dans des zones inondables. Pourtant, même le centre-ville de la capitale est inondé. Prétendent-ils que Lomé est aussi une zone inondable ? Encore une fois, les autorités ont montré au grand jour l'amateurisme qu'ils ne cessent de cultiver.