ALGÉRIE

L’Algérie se met à l’heure du Mondial

Entreprises fermées, épreuves du baccalauréat avancées, etc. : des mesures exceptionnelles ont été prises en Algérie pour que la population puisse regarder la Coupe du monde. Lire la suite et voir les images...

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Drapeaux dans une rue commerçante d'Alger.

Entreprises fermées, épreuves du baccalauréat avancées, etc. : des mesures exceptionnelles ont été prises en Algérie pour que la population puisse regarder la Coupe du monde.

Les Algériens affrontent l’Angleterre, ce vendredi soir, pour le compte de la deuxième journée du groupe C. En cas de défaite, les Fennecs seront définitivement éliminés de la Coupe du monde. Lors de son premier match, l’Algérie s’est inclinée face à la Slovénie (0-1) après une faute de main du gardien de but, Faouzi Chaouchi. Alors que le pays ne s’était pas qualifié pour un Mondial depuis 24 ans, des mesures ont été prises pour permettre à chacun de suivre sereinement le parcours de l’équipe nationale.

"Le ministre de l’Éducation a avancé les examens pour que nous puissions suivre la Coupe du monde"

Wafaa Hachemi est étudiante à Tlemcen, dans le nord-ouest de l’Algérie.

C’était beaucoup plus animé au moment des qualifications, même si les discussions tournent autour du match.

Il y a des cafés un peu partout à proximité des entreprises. Les gens s’y rendent pendant leur travail. Pendant le match contre la Slovénie, je suis allée dans un café, les gens faisaient la queue jusqu’à l’extérieur, s’agglutinaient pour voir la toute petite télé. Et quand la Slovénie a marqué, alors là, ça a été des injures, des insultes, des cris.

Je suis étudiante et nous devions passer nos examens à partir du 15 juin, mais Boubekeur Khaldi, le Secrétaire général du ministère de l’Éducation, a décidé de les avancer au début du mois de juin pour que nous puissions tous profiter de la Coupe du monde.

Après la défaite contre la Slovénie, je crois que les gens sont déçus. Ils essayent de s’auto-persuader qu’on a une chance de gagner, mais ils n’y croient pas trop."

"Il n’y a pas un foyer qui n’ait pas son drapeau"

Ancien professeur de français, Abdelkrim Mekfouldji est aujourd'hui à la retraite. Il vit à Blida, à 50 km d’Alger.

Pour l'instant, l’ambiance est assez calme, mais j’ai bon espoir que les gens commencent à s’exciter cet après-midi. Lors du dernier match, c’était animé, les gens klaxonnaient, applaudissaient dans les rues, paradaient dans leurs voitures. Il n’y a pas un foyer qui n’ait pas son drapeau, je ne sais pas d’où ils viennent tous.

Les administrations ferment les jours de match. Les horaires sont aménagés dans certaines entreprises. Les commerçants n’hésitent pas à mettre une télé dans leur boutique. J’ai même entendu parler d’une ligne de bus sur laquelle le chauffeur sortait à tous les arrêts pour prendre des nouvelles du score et qui en informait ses passagers."

Des drapeaux partout dans les rues

Marchand d'objets aux couleurs de l'Algérie à Blida. Photo : Abdelkrim Mekfouldji.

Drapeaux et marchand d'objets aux couleurs de l'Algérie à Blida. Photo : Abdelkrim Mekfouldji.

Dans les rues d'Alger. Photo : Ibtissem.

Drapeau sur un immeuble d'Alger. Photo : Ibtissem.

Dans les rues d'Alger. Photo : Ibtissem.

Dans les rues d'Alger. Photo : Ibtissem.