IRAN

La foule tente de s'interposer lors d'une pendaison publique

Un début d'émeute a éclaté en marge de la pendaison publique de deux hommes condamnés à mort pour vols à main armée, dans le sud de l'Iran. À plusieurs reprises, la foule est parvenue à retarder l'exécution, mais les deux condamnés ont tout de même été pendus le lendemain. Avertissement : les vidéos qui accompagnent cet article peuvent choquer. Lire la suite...

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Un début d'émeute a éclaté en marge de la pendaison publique de deux hommes condamnés à mort pour vols à main armée, dans le sud de l'Iran. À plusieurs reprises, la foule est parvenue à retarder l'exécution, mais les deux condamnés ont tout de même été pendus le lendemain. Avertissement : les vidéos qui accompagnent cet article peuvent choquer.

C'est l'un de nos Observateurs, Omid Habibinia, qui nous a transmis ces documents.

La rixe a éclaté le 22 décembre 2009 à Sirjan, dans le sud de l’Iran, au moment où les autorités iraniennes s’apprêtaient à exécuter les deux condamnés. Les manifestants ont lancé des pierres sur les policiers et les bourreaux. Certains leur ont même tiré dessus, selon l’agence de presse iranienne Fars.

Profitant de la confusion, les manifestants ont réussi à libérer les condamnés à mort, qui étaient toujours en vie près d'une minute après le début de la pendaison (voir la vidéo entre 00'30 et 00'50).

La police a répondu en ouvrant le feu (voir la vidéo après 01'05), tuant sur le coup deux membres de la famille des condamnés et blessant plus de 20 personnes, selon Fars.

ATTENTION, DES IMAGES PEUVENT CHOQUER

Vidéo postée par “The Bistoon”, le 26 décembre 2009.

Les condamnés ont ensuite été retrouvés par la police, alors qu'ils avaient réussi à prendre la fuite à bord d'une voiture. Ils ont été ramenés à la potence, où leurs bourreaux ont de nouveau essayé de les pendre.

Mais les manifestants ont alors mis le feu à l'échafaud, empêchant une fois de plus la pendaison.

Vidéo postée par "IranPressNewsTube", le 23 décembre 2009.

Les deux hommes n'ont, toutefois, pas réussi à s'enfuir une deuxième fois. Ils ont été emprisonnés pour la nuit et pendus le lendemain matin.