Entre les manifestations, l'opposition iranienne ne se tourne pas les pouces. Les jeunes Iraniens ont en effet trouvé un moyen très efficace de faire tourner les autorités en bourrique : la révolte des billets.

“Ces billets sont partout”

Alireza est artiste et journaliste à Téhéran.

Mousavi a demandé aux jeunes d'être imaginatifs. C'est ce qu'ils ont fait. Ces billets, marqués de slogans ou de photos, sont partout. J'en ai moi-même quelques-uns. La Banque centrale souhaitait les retirer de la circulation, mais elle a finalement abandonné, parce qu'il y en a trop. Pour les jeunes c'est un moyen de dire : "Nous existons. Le mouvement vert continue."

"Khamenei le dictateur, Ahmadinejad est sa marionnette."

"Dans ce pays, seul le gouvernement a le droit à la parole. Ne croyez rien."

Dans "Banque centrale de la République d'Iran", Répubique est remplacé par "dictature".

"Un billet sans slogan est un billet sans liberté."

"A bas Khamenei" ; "Khamenei est un meurtrier et un leader illégitime" ; "Nous les Iraniens ne votons pas pour un singe" ; "Le vert va gagner."

Des tampons marqués du V de la victoire.

Le visage du martyr Neda est imprimé sur le billet en bas à gauche.

Source.