À l'instar des super-héros de bande-dessinées classiques, certains citoyens ont pris sur eux la responsabilité de renforcer la lutte contre le crime. On les appelle les "Real life super heroes", les super-héros de la vraie vie. Ils se sont créés une seconde identité et sillonnent les rues de leur villes pour rendre service à la communauté.

Ils sont généralement adeptes des arts martiaux, mais détestent se battre. Ils préfèrent se servir de leur aura de super-héros pour influencer les citoyens et chasser les fauteurs de troubles, ou de leur téléphone portable... pour appeler la police en renfort.

Lisez le témoignage d'Entomo, super-héros à Naples depuis 2003.

La "Black Monday Society" fait la justice dans l'Utah

La "Black Monday Society" patrouille dans les rues de Salt Lake City, dans l'Utah. Postée sur YouTube par TerranIV.

"Dark Guardian" s'attaque aux dealers de New York

Dans cette vidéo, on peut voir le super héros Dark Guardian chasser un dealer de drogue du Washington Square, à New York. Postée sur Viméo.

"Être un super-héros, ça demande surtout pas mal d'autodérision"

Vêtu de son costume, le visage masqué, Entomo parcourt les rues de Naples, prêt à lutter contre le crime et à porter secours aux plus démunis. Portrait.

Quand j’étais petit, j’adorais me déguiser et rendre service autour de moi, un peu comme un scout. C’était dans mon ADN à l’époque, et ça l’est toujours aujourd’hui - mais c’est plus fort et plus puissant. J’ai commencé mon entraînement de super-héros réel en 2003, et fait mes débuts en tant qu’Entomo le 2 mars 2007.

Mon but est de mettre fin au vandalisme, de mener des enquêtes sur des personnes et des bâtiments. Je me considère comme une sorte de gardien. Je suis également un protecteur de l’environnement, car nous devons sauver la planète si nous voulons nous sauver en tant que race humaine.

Le matin, je me lève pour aller travailler. Je rentre chez moi pour déjeuner, et après j’enfile mon costume pour sauver des gens. Je ne dors pas beaucoup. C’est une vie assez dure qui demande de l’expérience, de la sagesse, des compétences et surtout pas mal d’autodérision.

J’ai passé une nuit entière à venir en aide à des SDF, en leur fournissant des vêtements, des couvertures et de la nourriture. J’ai fait de mon mieux pour les protéger. Ils m’ont surnommé leur 'ange vert'. C’était un peu bizarre, parce qu’ils n’étaient vraiment pas habitué aux super-héros.

Les gens réagissent de façons différentes quand ils me voient, mais là n’est pas la question. Le costume et le masque sont une façon de devenir un symbole et inciter les gens à devenir meilleurs que ce qu’ils pensent être. C’est une source d’énergie et de foi.

Je ne veux surtout pas être comparé à une ronde citoyenne, les 'vigilantes'. Je les déteste. J’appelle la police quand ça tourne mal. Je me suis déjà retrouvé dans des bagarres. Je pratique l’aïkido et le krav maga, mais c’est uniquement un moyen d’autodéfense. Je hais vraiment la violence. Quand on a recours à la violence, on est toujours le perdant, quelle que soit l’issue du combat."