FRANCE

Festival de Cannes : "Le festival des beaux parleurs"

Pour Deborah Newman, jeune comédienne de 23 ans, le Festival de Cannes est le moment ou jamais de se faire des contacts professionnels tout en évitant les pièges tendus par des faux producteurs pleins de promesses.

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Pour Deborah Newman, jeune comédienne de 23 ans, le Festival de Cannes est le moment ou jamais de se faire des contacts professionnels tout en évitant les pièges tendus par les faux producteurs pleins de promesses.

 

J’étais venue au Festival il y a deux ans pour travailler. A l’époque, j’avais le Pass qui me permettait d'entrer au Palais des Festivals. Cette année, je ne l’ai pas et je dois me débrouiller autrement. Je suis à Cannes depuis le 14 mai et, pour l’instant, je n’ai pas réussi à entrer dans le Palais. Je n’ai donc toujours pas rencontré quelqu’un d’important, ni scénariste, ni réalisateur. Le monde du cinéma est assez fermé, les contacts et le réseau sont primordiaux pour décrocher des castings. Je compte beaucoup sur la deuxième semaine de la quinzaine. Il suffit d’une rencontre importante pour ouvrir des portes et lancer une carrière.

D’un autre côté, il faut beaucoup se méfier, parce que Cannes c’est aussi le festival des beaux parleurs. Des personnes mal attentionnées pensent que vous êtes forcément naïve parce que vous êtes une jeune femme. C’est un classique. Ils vous vendent du rêve, des castings et des projets pour profiter de vous. Beaucoup de jeunes comédiennes se font piéger. On leur demande, par exemple, de se déshabiller pendant le casting. C’est arrivé à des personnes que je connais.

Moi, je fais très attention, sans sombrer dans la paranoïa. En général, ce genre de discours est facilement détectable. Il suffit de poser des questions précises sur le parcours de l’interlocuteur et de vérifier ce qu’il dit en faisant des recherches sur le Net. C’est le parcours du combattant, il faut garder la tête sur les épaules et ne pas croire tout ce que l’on entend.

Je sais que je ne vais pas décrocher le rôle de ma vie à la fin de ces dix jours. C’est juste un bon moyen d’élargir mon carnet d’adresses. Après, advienne que pourra."