FRANCE

Ton entreprise va mal ? Prête tes salariés !

Des salariés contraints au chômage partiel ont reçu une proposition alléchante de leur entreprise : aller travailler dans la société voisine en attendant que l'activité reprenne. Cet échange de bons procédés a été lancé en Ardèche, en France. Inoplast, un équipementier automobile en baisse d'activité, a proposé de prêter une centaine de salariés au chômage partiel à Irisbus, entreprise située dans la ville voisine et qui connait un regain d'activité. Les salariés appellent cela "la solidarité territoriale". Une idée pour enrayer la crise ?

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Des salariés contraints au chômage partiel ont reçu une proposition alléchante de leur entreprise : aller travailler dans la société voisine en attendant que l'activité reprenne. Cet échange de bons procédés a été lancé en Ardèche, en France. Inoplast, un équipementier automobile en baisse d'activité, a proposé de prêter une centaine de salariés au chômage partiel à Irisbus, entreprise située dans la ville voisine et qui connait un regain d'activité. Les salariés appellent cela "la solidarité territoriale". Une idée pour enrayer la crise ?

Le Français Laurent Rey, mouleur chez Inoplast, va devenir monteur chez Irisbus, la société pour laquelle il travaillera ces quatre prochains mois.

Je suis ravi, ça m'arrange sur toute la ligne ! Je vais retrouver un travail à temps plein et avoir un salaire décent. Et en plus, je suis entrain d'apprendre un autre métier.

Je suis actuellement en train de suivre une formation, deux jours de théorie et deux semaines de terrain, pour m'adapter aux besoins de la société. J'étais mouleur et je vais devenir travailler sur la chaîne de montage pour les portes de cars.

La démarche d'Inoplast repose sur un appel au volontariat. Sont prioritaires les salariés les plus touchés par le chômage partiel, notamment ceux qui travaillaient de nuit et qui ont perdu leur prime, et ceux qui résident sur Anonnay, où se trouve Irisbus - à 14 kilomètres de Saint-Désirat, où est basée Inoplast.

En fait, Irisbus a eu une avance de commande et doit livrer une centaine de bus à la RATP avant la fin de l'année, au lieu de 2010. Irisbus cherchait donc du personnel de production... Et de notre côté, l'activité chez Inoplast est très calme pour l'instant... C'est tout bénéf pour les deux entreprises : Irisbus, qui facture à Inoplast nos prestations, travaille avec du personnel expérimenté et oprationnel. De son côté, Inoplast peut souffler quelques mois en attendant la reprise avant d'envisager d'éventuels licenciements.

Le seul gros inconvénient, c'est qu'on retire le pain de la bouche aux intérims qui recherchent un boulot dans le coin..."