CHINE

9 000 km à cheval pour arriver aux JO de Pékin… sept mois trop tard

Li Jing, un Russe d'origine chinoise, a réalisé son rêve : parti tout seul d'un petit village situé non loin de Votkinsk (Russie), le 21 août 2007, il est arrivé à Pékin le 8 mars 2009. Il espérait arriver avant les Jeux olympiques, mais il a pris un peu de retard en route. Lire la suite et voir les photos de son périple...

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Photo postée sur ce forum.

Li Jing, un Russe d'origine chinoise, a réalisé son rêve : parti tout seul d'un petit village situé non loin de Votkinsk (Russie), le 21 août 2007, il est arrivé à Pékin le 8 mars 2009. Il espérait arriver avant les Jeux olympiques, mais il a pris un peu de retard en route.

Li Jing a fait 9 000 km à cheval et a changé dix fois de monture. Son voyage de 18 mois lui a coûté 150 000 yuans (17 000 euros), qu'il a réunis en liquidant son compte épargne et en empruntant à ses amis. Il n'est pas arrivé à temps pour célébrer les JO de Pékin, mais qu'à cela ne tienne, il repart le 18 avril pour ceux de Londres... en 2012. Un trajet encore plus long (17 000 km), mais qu'il fera cette fois en compagnie d'une Anglaise et d'un Pékinois.

Les photos du périple

A Zabaikalsk, en Sibérie. Photo que nous a envoyée Li Jing.

 

A Zabaikalsk, en Sibérie. Photo que nous a envoyée Li Jing.

 

A Harbin, province de Heilongjiang. Photo postée sur ce forum.

 

Lieu inconnu. Photo postée sur ce forum.

 

Lieu inconnu. Photo postée sur ce forum.

 

A Ununbuir, en Mongolie intérieure. Photo postée sur ce forum.

 

Le quotidien d'Ununbuir. Photo postée sur ce forum.

 

Lieu inconnu.

"Les villageois me prenaient pour un malade"

Li Jing, 46 ans, originaire de la province de Hubei, habitait à Moscou avec sa femme russe et son fils de 9 ans.

En Russie, j'ai parfois eu peur. A Irkutsk [sud-est de la Russie], par exemple, je me suis fait frapper par trois jeunes complètement saouls. Mais c'est en Chine que mon périple a été le plus difficile. Les conditions n'y sont pas favorables pour un voyage à cheval. Par exemple, il n'y a pas les vastes prairies sibériennes qui me permettaient de nourrir mon cheval. Et puis en Chine, il n'y a pas la culture du transport à cheval et les gens ne comprenaient pas bien ce que je faisais. Les villageois me prenaient pour un malade et ils ne m'aidaient pas beaucoup.

Je pensais constamment à abandonner : chaque fois que je ne trouvais pas d'endroit où dormir ou lorsque j'étais obligé de poursuivre mon chemin malgré l'épuisement. Mais dès que j'avais pu me reposer, cette idée disparaissait. Je ne me suis jamais senti seul, il y avait tant de paysages magnifiques. C'est mon rêve d'enfance de me retrouver comme ça au milieu de la nature."

 

Li Jing fait la une des journaux locaux