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Le corps meurtri de Deborah retrace son combat contre le cancer

Lorsque Deborah Lattimore a découvert qu’elle avait un cancer, en septembre dernier, elle a décidé de prendre en photo son combat contre la maladie et de mettre en ligne ses clichés, quitte à choquer. Un témoignage frappant pour appuyer sa campagne en faveur du dépistage.

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Copyright: Deborah D. Lattimore

Lorsque Deborah Lattimore a découvert qu’elle avait un cancer, en septembre dernier, elle a décidé de prendre en photo son combat contre la maladie et de mettre en ligne ses clichés, quitte à choquer. Un témoignage frappant pour appuyer sa campagne en faveur du dépistage.

Deuxième cause de décès chez les femmes, aux Etats-Unis, le cancer du sein frappe aujourd’hui une femme sur huit. Pourtant, son taux de mortalité a baissé depuis 1990, en grande partie grâce aux progrès des traitements, à des dépistages plus réguliers et à une meilleure sensibilisation de la population.

En publiant ces photos, Deborah Lattimore cherche à sensibiliser la population à la nécessité d’effectuer des dépistages réguliers - ce à quoi elle dit devoir sa vie.

Nous remercions notre Observateur Alberto Celani de nous avoir dirigé vers le site de Deborah.

“Grâce au dépistage, je suis toujours en vie”

Originaire du Texas, Deborah Lattimore vit aujourd’hui à Reno, dans le Nevada. Vice-lauréate du prix "BBC Photographer of the Year" en 2006, elle a exposé ses photographies dans plusieurs villes des Etats-Unis, ainsi qu’à Paris.

Mon but est de montrer combien les mammographies sont utiles. J’ai pris l’habitude d’en faire régulièrement dès l’âge de 40 ans. Ainsi lorsque les médecins ont détecté des cellules cancéreuses – j’avais alors 54 ans –, elles ne faisaient que 0,8 cm de large, ce qui est vraiment minuscule et correspond au stade 1 de la maladie. Si j’avais attendu ne serait-ce qu’un an, elles auraient été beaucoup plus grandes, et auraient atteint le stade 2 ou 3 de leur développement. Ma mère et ma grand-mère sont toutes deux décédées d’un cancer du sein ; c’était trop tard pour elles.

Je reçois des lettres du monde entier. Un type qui demandait à sa femme de faire une mammographie depuis quatre ans m’a dit qu’elle s’était enfin décidée à le faire, après avoir lu mon témoignage. Personnellement je ne me rendais pas compte à quel point une chimiothérapie pouvait être traumatisante, mais grâce au dépistage, je suis toujours en vie.

Il y a un forum merveilleux sur Internet où peuvent venir discuter les personnes qui souffrent. Ça s’appelle breastcancer.org. Moi, je fais partie d’un groupe de femmes qui ont commencé une chimio en 2009. Des personnes du monde entier rejoignent le forum et nous nous soutenons les unes les autres, grâce à Internet.”

Deborah après son opération (gauche), puis trois mois plus tard (droite). Copyright: Deborah D. Lattimore