FRANCE

Elle sauve l’entreprise familiale en levant de l’argent sur Facebook

Fanny Gamelin a réussi à sauver provisoirement l'entreprise familiale en levant 200 000 euros sur le Net, principalement grâce à Facebook. Elle nous raconte son combat ; une belle initiative en ces temps de crise. Lire la suite....

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Postée sur le groupe Facebook de Fanny. 

Fanny Gamelin a réussi à sauver provisoirement l'entreprise familiale en levant 200 000 euros sur le Net, principalement grâce à Facebook. Elle nous raconte son combat ; une belle initiative en ces temps de crise.

Fanny est la fille de Joël Gamelin, qui avait fondé l'entreprise vingt-sept ans auparavant et qui s'est suicidé dans son bureau à la veille de Noël. Son appel sur Facebook visait à renflouer, au moins provisoirement, les caisses de la société de construction de bateaux qui accuse un passif de plus de deux millions d'euros et qui vient d'être placée en liquidation judiciaire.

"6 795 personnes m’ont envoyée de l’argent"

Fanny Gamelin, 23 ans, a organisé la levée de fonds sur Facebook.

J'ai lancé ce groupe sur Facebook le 27 décembre. Et j'ai tout de suite contacté France Bleu pour faire parler de mon initiative. En quelques jours, j'avais 600 membres, et aujourd'hui plus de 17 000. Au total, 6 795 personnes m'ont envoyée de l'argent : en chèque, liquide ou même par Paypal.

J'ai récolté 201 000 euros grâce à une association que j'ai montée. Lundi, j'ai donc pu faire un chèque de 157 183,67euros à l'administrateur judiciaire. On va pouvoir payer les salaires pour février des 89 salariés de l'entreprise, et peut-être même aider à payer ceux de mars. Maintenant, nous attendons le jugement de la cour d'appel, le 17 mars, qui devra désigner un repreneur.

Je suis au chômage et je n'ai pas beaucoup d'argent. Cette façon de faire campagne, sur le Net et dans les médias, m'a semblée être le meilleur moyen de lever des fonds. Je n'ai pas fait ça pour gagner de l'argent à titre personnel. Je ne travaille pas pour l'entreprise et je ne sais même pas si je vais recevoir des parts de la société en héritage. J'ai monté cette opération comme un hommage à mon père, un entrepreneur respecté, et pour aider ses employés qui allaient se retrouver au chômage. L'entreprise Gamelin dispose d'un vrai savoir-faire, ce n'est pas une start-up. Nos bateaux en aluminium sont connus partout dans le monde. La société n'a connu des difficultés que ces trois dernières années, en partie à cause d'erreurs de gestion, mais je suis convaincue qu'elle peut repartir."