Cette vidéo a été mise en ligne par la police de Toronto afin de retrouver les témoins d'un homicide. Des images qui génèrent assurément des clics, mais un voyeurisme qui choque au Canada. Attention, cette vidéo peut heurter...

De nombreuses scènes de crime sont aujourd'hui filmées par des badauds, avec leur téléphone portable, ou par des caméras de surveillance. Ces images étaient déjà utilisées dans le cadre de procès. Les policiers de Toronto les intègrent aujourd'hui à leurs enquêtes. Pour certains, cette démarche manque de respect aux victimes, mais la police canadienne affirme que c'est un moyen efficace de toucher les jeunes susceptibles d'avoir assisté à un crime. Cette semaine, la vidéo mise en ligne a été tournée quelques minutes après le meurtre de Reon Paul, 22 ans, tué après un match du Ghana lors de la Coupe du monde 2006. Les responsables de ce meurtre n'ont jamais été retrouvés et la police de Toronto espère relancer son enquête en publiant ces images, prises par un passant au moment où la police arrivait sur les lieux.

Autres vidéos mises en ligne par la police de Toronto

Incendie criminel. Filmé par une caméra de surveillance en mars 2008.

Scène filmée en novembre 2008 par une caméra de surveillance. Six personnes ont été touchées par balles, dont une mortellement.

"Certains disent que c’est du voyeurisme (…), mais c’est justifié si c'est efficace"

John Biggerstaff est inspecteur dans l'équipe anti-criminalité de Toronto.

Nous encourageons l'usage des nouveaux médias par nos enquêteurs pour mieux toucher les moins de 30 ans adeptes des nouvelles technologies. On ne fait pas ça pour le spectacle, mais nous essayons effectivement d'avoir le plus de clics possible, pour toucher le plus grand nombre et avoir ainsi le plus de chance de résoudre les affaires. Certains disent que c'est du voyeurisme et je comprends cette critique. Mais c'est justifié si c'est efficace, et je crois que ça le sera. Qui ne tente rien n'a rien. En faisant reparler de cette affaire, on ranime l'enquête. On en appelle à la conscience des gens, pour qu'ils réalisent que s'ils ont des informations, ils doivent venir nous voir."