FRANCE

Les manifestations lycéennes dégénèrent à Lyon

Plusieurs affrontements et des actes de vandalisme ont émaillé la manifestation de lycéens hier à Lyon. Nous publions une vidéo assez impressionnante de ces débordements et de l'intervention musclée de la police.

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Plusieurs affrontements et des actes de vandalisme ont émaillé la manifestation de lycéens hier à Lyon. Nous publions une vidéo assez impressionnante de ces débordements et de l'intervention musclée de la police.

Jeudi, dans les rues de Lyon, plusieurs milliers de jeunes lycéens en colère (5 500 selon la police) sont descendus dans la rue pour protester contre la réforme du lycée et les suppressions de postes prévues par le ministre de l'Education.

Rapidement, des échauffourées ont éclaté en fin de cortèges entre une centaine de casseurs et les forces de police. Une voiture a été incendiée, une autre retournée, des poubelles ont été brûlées et des abribus vandalisés. Une quarantaine de personnes ont été interpellées.

"J'ai été tabassé par une vingtaine de casseurs devant des policiers"

David Ouzilou est le représentant de l'UNL-Rhônes. Il manifestait hier contre la réforme du lycée.

Dès le début de la manif, on sentait que c'était très tendu. On entendait des pétards. Et le service d'ordre des lycéens n'était clairement pas prêt à faire face à des casseurs.

Je me suis fait arracher mon mégaphone. Et j'ai été tabassé par une vingtaine de casseurs devant des policiers et ils ne sont même pas venus m'aider. J'ai vraiment eu la sensation qu'ils attendaient que ça dégénère. Ils cherchaient le rapport de force. Et quand ça a vraiment débordé, ils ont arrêté pleins de manifestants de façon complètement arbitraire. Plusieurs interpellations concernent des lycéens qui participaient à la manif mais qui n'étaient certainement pas en train de casser.

Une fois de plus, les médias font l'amalgame, mais on ne connaissait pas ceux qui ont brûlé des voitures. Ils étaient complètement étrangers au cortège. Et on déplore vraiment que ça ait dégénéré. La police n'a pas du tout assuré."

Casseurs contre policiers

Ces images ont été tournées par Thomas Bernardi, un journaliste de "Lyon capitale". Le montage et le floutage des visages ont été réalisés par France 24.