ÉTATS-UNIS

L’ascenseur, un révélateur de racisme?

A ceux qui croient que les préjugés sur les Noirs ne sont plus d’actualité, cette vidéo explique l’inverse. De petits gestes du quotidien - lorsqu’un Noir entre dans l’ascenseur… - trahissent le racisme " discret " qui imprègne toujours notre vie de tous les jours.

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A ceux qui croient que les préjugés sur les Noirs ne sont plus d’actualité, cette vidéo explique l’inverse. De petits gestes du quotidien - lorsqu’un Noir entre dans l’ascenseur… - trahissent le racisme "discret" qui imprègne toujours notre vie de tous les jours.

A l’origine de ces saynètes diffusées sur la chaîne YouTube "Reckless Tortuga", on trouve une bande de jeunes acteurs installés àLos Angeles. Cette série de vidéos intitulée "And now you know" revisite avec humour des sujets de société, comme le racisme ou les rapports hommes/femmes. Et quand la petite bande s’attaque aux préjugés sur les Noirs, le message a le mérite d’être clair.

"C'est un peu cliché"

Gabriel Gezaw est musicien à Gothenburg, en Suède.

C'est pas la vidéo la plus innovante que j'ai vue, car c'est un peu évident... Ici, en Suède, on sait tous que le problème ce ne sont pas les nazis en bottes et en blouson "bombers" (parce qu'il y en a environ trois). Le vrai problème, c'est le racisme au quotidien, comme celui-ci. Mais j'ai quand même l'impression que c'est un peu cliché de parler de ça, du moins pour moi. Vous savez, l'habituel : "...Pauvre de moi... Je suis tellement maltraité... Blablabla".

"Ça donne envie de botter votre cul de raciste"

Nos Observateurs réagissent

"Avec l’âge, on s’y fait"

Melvin Dia Moukori est professeur d'économie dans le Val-d'Oise.

C'est quelque chose que l'on remarque souvent. C'est sûr, quand je vais voir des membres de ma famille dans les beaux immeubles haussmanniens du XVe arrondissement, les gens ne me connaissent pas et ils ont tendance à serrer leur sac.

Je comprends très bien la démarche de la vidéo. Parfois, t'as envie de pousser à l'extrême le cliché en les effrayant vraiment.

Le plus désagréable, c'est que l'on rentre dans un cercle vicieux. Si je rentre dans un ascenseur et que je sens que je mets quelqu'un mal à l'aise, ça me rend nerveux moi aussi. Ça crée une gêne. Ça me donne presque envie de me justifier et de dire "T'inquiète pas, je gagne bien ma vie, je n'ai pas besoin de ton sac". Et puis parfois, ça me fait sourire, selon mon humeur. Mais avec l'âge, on s'y fait. Chez certaines personnes, c'est tellement instinctif que je ne vais pas me battre contre les préjugés. Je ne suis pas Don Quichotte."

Au feu rouge

Au bureau, le jour de la fête afro-américaine Kwanzaa (non sous-titrée)