ETATS-UNIS

"Le plus grand jeu vidéo fait maison au monde"

Depuis l’âge de dix ans, Robert Pelloni rêvait d’un jeu vidéo « idéal ». Un jour, autour d’un café entre copains, il se met à gribouiller des idées sur une serviette. Cinq ans plus tard, il dit avoir créé le plus grand jeu vidéo fait maison du monde.

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Depuis l’âge de dix ans, Robert Pelloni rêvait d’un jeu vidéo « idéal ». Un jour, autour d’un café entre copains, il se met à gribouiller des idées sur une serviette. Cinq ans plus tard, il dit avoir créé le plus grand jeu vidéo fait maison du monde. Au cours de ces cinq années, Bob n’a guère quitté son domicile, travaillant jour et nuit sur son projet, sans connexion Internet ni presque de vie sociale.

Bob a quasiment tout appris de lui-même. Il a suivi une courte formation en programmation C++, mais il n’avait aucune compétence en graphisme ou en conception de jeux lorsqu’il s’est embarqué dans son projet. Il a d’abord fait bouger un point sur l’écran, puis un personnage ; bientôt, son scénario était prêt. La bande-son du jeu compte 65 chansons qu’il a lui-même composées. Les effets sonores ont été enregistrés avec des objets et un micro - les bruits de pas viennent d’une vraie chaussure ! Bob estime le coût total de son entreprise à moins de 10 000 dollars, alors qu’un jeu vidéo coûte en moyenne un demi-million de dollars à produire.

"La conception d'un jeu vidéo est un travail collectif"

Passionné de jeux vidéo, Emmanuel Carré travaille pour une des compagnies leader du secteur en France.

Si les graphismes ne sont pas époustouflants, on ne peut que saluer l’effort du créateur de ce jeu. Produire quelque chose comme ça pour une Nintendo DS, c’est déjà un exploit en soi. L’idée est tout à fait originale. Cependant, je ne vois pas vraiment quel est le but du jeu. Comment un joueur peut-il évaluer sa performance ? A mes yeux, le jeu reflète plutôt la vision d’un artiste, son expérience personnelle, plutôt qu’une innovation pour les jeux vidéo. Je ne pense pas qu’il soit possible pour une seule personne de créer un jeu commercialisable. Aujourd’hui, la conception d’un jeu vidéo est un travail collectif, sur lequel travaille une équipe d’une trentaine de personnes. Par ailleurs, les éditeurs doivent nécessairement privilégier leurs propres créateurs, tout en tenant compte des tendances dans le marché. "

"Les grands éditeurs ne peuvent pas prendre des risques en expérimentant... J’ai donc décidé de faire ça tout seul"

Robert Pelloni, 25 ans, est le concepteur de « Bob’s game ». Son blog.

Dans ce jeu, le personnage principal est embarqué dans une quête d’épanouissement et de découverte de la vie. Outre participer à des mini-tournois à l’intérieur du jeu, le protagoniste est amené à rencontrer quelque 200 autres personnages, chacun ayant sa propre personnalité et son propre parcours. J’ai inclus une bonne dose de ma philosophie personnelle, des choses dont je me suis aperçu au fur et à mesure que j’avançais, non sans peine, sur le projet. Il s’agit ainsi de savoir se motiver et poursuivre une passion ou une aspiration personnelle.

Les grands éditeurs ne sont pas en mesure prendre des risques en expérimentant. Or à court terme, l’intérêt économique de mon jeu n’est pas toujours évident. J’ai donc décidé de faire ça tout seul, pour ensuite montrer mes innovations aux éditeurs.

Jusqu’ici les retours ont été très encourageants. Les gens apprécient les innovations que j’apporte dans ce jeu. J’ai été contacté par plusieurs éditeurs. Mais leur choix est compliqué par l’absence de données commerciales concernant un tel projet aussi expérimental. J’ai aussi prévu de lancer des versions pour iPhone et pour la plateforme « Androïd » de Google, des plateformes sur lesquelles tout le monde peut proposer un jeu. De toute façon, je saurai mettre à profit les compétences que j’ai acquises. J’ai plein d’idées pour créer de nouveaux jeux et monter un petit studio avec des potes. »

Postée par Robert Pelloni, 12 septembre 2008

 

Postée par Robert Pelloni, 12 août 2008

Postée par Robert Pelloni, 16 août 2008