ETATS-UNIS

Le révérend Jesse Jackson veut "couper les C…" d’Obama

La figure du combat pour les droits civiques des afro-américains, Jesse Jackson, ancien compagnon de route de Luther King, a dérapé ce dimanche sur un plateau de Fox news. Alors qu'il ne se pensait pas filmé, il a chuchoté à son voisin qu'il avait envie de " couper les C... " de Barack Obama. .

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La figure du combat pour les droits civiques des afro-américains, Jesse Jackson, ancien compagnon de route de Luther King, a dérapé ce dimanche sur un plateau de Fox news. Alors qu'il ne se pensait pas filmé, il a chuchoté à son voisin qu'il avait envie de "couper les C..." de Barack Obama. 

Le révérend Jesse Jackson a été candidat à l'investiture démocrate en 1984, 1988 et 2004. Il était l'invité du show "The Oreilly factor" sur Fox News. Cette vidéo a été tournée pendant la pause ; le leader noir affirme qu'il n'était pas au courant que son micro était branché. Les mots de Jesse Jackson ont d'autant plus étonné qu'il avait auparavant annoncé publiquement son soutien à la candidature du sénateur de l'Illinois. Il s'est peu après excusé pour ses paroles.

 

Vidéo postée sur Youtube par jbranstetter04

"Tu vois Barack...

Il est condescendant envers les noirs

Sur cette affaire de foi [référence à une déclaration d'Obama où il affirmait comprendre le programme de Bush sur les subventions accordées aux églises]

J'ai envie de lui couper les C..."

La vidéo a été diffusée en "Breaking news" ce mercredi par Fox News.

"Son agenda politique [de Jesse Jackson] est ethno centré"

Wayne Philipps, supporter de Barack Obama vivant en Californie, est l'un de nos Observateurs pour la campagne présidentielle américaine.

Jesse Jackson voudrait qu'Obama se concentre sur les problèmes des afro-américains : les disparités de revenus, les écoles où étudient les noirs, etc. Son agenda politique est ethno centré. Barack Obama doit lui traiter des problèmes plus larges, aussi bien au niveau national qu'international. Surtout, il répète, et je crois qu'il a raison, que les problèmes des afro-américains ne se résoudront que dans le cadre d'une politique globale, c'est-à-dire qui s'adresse à toutes les communautés. Par exemple, il ne faut pas se focaliser sur l'éducation des afro-américains, mais réformer le système éducatif dans son ensemble. Obama ne cesse de dire que les problèmes que connaît notre minorité sont souvent les mêmes que ceux des blancs défavorisés.

Jesse Jackson a également été particulièrement énervé par les propos d'Obama sur les pères noirs, dont il a dit qu'ils étaient souvent peu présent au foyer. Il considère que ces paroles étaient condescendantes. Je trouve pourtant qu'Obama a raison. L'Etat doit assumer ses responsabilités, mais les noirs américains aussi. Et il est vrai que ces derniers sont souvent absents. Barack le sait d'ailleurs parfaitement, son propre père l'a abandonné.

Les électeurs noirs soutiennent à plus de 80% Obama. Mais les leaders de la communauté ont mis plus de temps à le rejoindre. Par exemple, la circonscription de John Lewis a voté, lors des primaires, à plus de 90% en faveur d'Obama, alors que ce député soutenait Clinton. Ce n'est qu'ensuite que John Lewis a changé son fusil d'épaule."